Le jeudi 22 avril 2021, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, dans le département de Bangolo, la population de Gohouo -Zarabaon a assisté à un fait effroyable.
Konan Konan Vincent né le 19 février 1992 à Ayaprikro,Tiebissou, planteur, d’ethnie Baoulé a été retrouvé mort au soir du jeudi 22 avril dernier par les agents du poste de la gendarmerie de Zou aux environs de 19 heures dans un champ de cacaoyers..
Selon les informations recueillies sur place, Konan Konan Vincent, domicilié à Gohouo Zarabaon, serait revenu de Tiebissou, sa ville natale, située au centre de la Côte d’Ivoire située entre Yamoussoukro et Bouaké, avec des potions magiques sensées de le rendre invulnerabilite au fusil (Anti balle) que lui aurait recommandé un féticheur .
Voulant essayer l’efficacité de sa nouvelle trouvaille, dans la journée du 22 avril 2021 aux environs de 16 heures, il invite l’un de ses proches à l’accompagner à une chasse aux chauves-souris. Bien avant, il prend le soin de s’équiper d’un fusil de chasse de type calibre 12 qu’il a emprunté à kouassi Franck.
« Une fois arrivée dans un champ de cacaoyers », raconte Kouadio Kouakou Fulgence, son invité, qu’après lui avoir expliqué qu’il voulait essayer son médicament, il lui demande d’ouvrir le feu sur lui à bout portant. Après plusieurs hésitations, Konan Konan Vincent, convaincu du pouvoir de sa potion insiste après de K K F qui finit par céder et s’exécute.
Une fois l’index sur la gâchette, les gris-gris de Konan Konan Vincent semblent être surpris, sur-le-champ, il tombe et succombe. Pris de panique, Kouadio Kouakou Fulgence abandonne l’arme à 40 mètres environ du corps et court informer le propriétaire du fusil qui alerte la gendarmerie.
Après constat et autopsie, le corps est remis aux parents de la victime. Une enquête est ouverte par la gendarmerie. Kouadio Kouakou Fulgence né en 2002 à Daloa fils de N’Gatta Kouadio Léon et de Akissi, cultivateur domicilié à Gohouo est interpellé pour répondre à ses actes devants la loi.
Ce drame interpelle sur la situation sécuritaire dans cette région. Pour quel but, un cultivateur, aurait voulu se doter de telles pratiques? Il est à rappeler que depuis la fin de la crise poste-electorale, le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants n’a pas encore été réellement effectif dans cette région et cela est su de tous. Ce qui crée une précarité dans le secteur sécurité. Cela pourrait justifier l’attitude de Venance à vouloir se préserver.
Certains Frci, au lieu d’être dans les casernes, sont installés dans les villages et sur des barrages érigés aux entrées et sorties des villages. Le phénomène des braquages, coupeurs de route armés jusqu’aux dents reste au quotidien dans le canton Zarabaon
Faut-il aussi le noter, les conflits fonciers qui opposent autochtones et allogènes pourraient être le motif de vouloir avoir des anti-balles dans le corps.
CK.