L’observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS) peut désormais compter sur les étudiants de l’université Alassane Ouattara pour une remontée crédible et fiable des informations dans le cadre de la gestion des crises et de l’apaisement de l’espace universitaire. Une cellule d’alerte précoce a été installée le mardi 15 juin 2021 dernier à l’amphi B1 du campus 2 par le premier vice-président de l’université chargé de la pédagogie, Professeur Kodo Michel. Et ce après deux jours de formations à l’issue desquels un cahier de charges et du matériel informatique composé de 11 tablettes et un ordinateur ont été remis à ladite cellule. Cette cellule composée de 82 membres issus des associations et mouvements d’étudiants ont bénéficié de crédit de communication et d’un parchemin à la cérémonie d’installation. Pour les initiateurs de ce projet, la mise en place de cette cellule contribue à la construction d’une élite politique responsable à travers la gestion pacifique des crises dans l’espace universitaire en vue d’une paix durable en Côte d’Ivoire. Conjointement initié par le PNUD, l’UNFPA et l’ONG internationale Interpeace et financé par le Fonds des Nations-Unies pour la consolidation de la paix, ce projet entend chez les apprenants du monde universitaire un modèle de leadership positif qui influencera la paix sociale et la bonne gouvernance au sein des universités cibles. Monsieur Coulibaly Tiohozon Ibrahima, directeur général de l’observatoire, organe de veille d’alerte précoce et d’aide à la décision du ministère en charge de la solidarité, a exhorté les membres de la cellule à se mettre tous à la tâche afin de conduire à bien la mission qui leur est assignée à savoir surveiller toute la vie universitaire afin d’en détecter tous les indicateurs de violence et donner l’alerte aux autorités universitaires afin que des mesures soient prises pour étouffer cette menace dans l’œuf et favoriser un environnement propice aux études. Pour le premier responsable de L’OSCS, la création de cette cellule permettra de mettre en place un nouveau réseau d’étudiants-moniteurs favorisant le suivi des conflits et de la violence dans ce milieu.
David Ozy