3 morts et 13 blessés dans un accident de la circulation le mercredi 14 juillet 2021 vers 6h30 à Port-Bouët Adjoufou 1er arrêt (Abidjan), 25 morts et 31 blessés, le même jour aux environs de 19h, dans un autre accident de la circulation survenu sur l’autoroute du Nord entre un car d’une compagnie de transport assurant la ligne Abidjan – Korogho et un minicar en partance pour Yamoussoukro.
Chez nous, la route tue plus que le covid19 ; un plan de riposte est plus que nécessaire.
Certes les inspecteurs du permis de conduire ont été suspendus, le temps de mettre un peu d’ordre dans les procédures, mais de nombreux conducteurs inconscients et assurément peu soucieux de leur propre vie encore moins de celle des autres, sont encore en action sur nos routes.
Les petits arrangements (entre certains agents des forces de l’ordre commis pour veiller sur la fluidité routière et des conducteurs dont les chauffeurs de véhicules de transport en commun) se soldant quelques fois par l’échange de billets de 500 Frs / 1000 Frs, n’est pas de nature à extirper les personnes non autorisées à prendre le volant, des rangs entre-autres des acteurs du transport et sauver des vies.
Il est nécessaire de trouver des voies et moyens pour contrecarrer cette pratique qui consiste à remplacer les pièces de son véhicule, le temps d’une vitesse technique (et récupérer les pièces défaillantes pour continuer de circuler tranquillement).
La responsabilité des chauffeurs principaux de transport en commun qui passent la direction de leur véhicule à n’importe quel conducteur contractuel ou à un »pilote de rallye » (allusion faite à ces jeunes chauffards, mal polis et réduisant la conduite à la vitesse, des fois imbibés d’alcool ou de substances nuisibles à la santé physique et mentale vendus au sein des gares routières ou aux abords) ou encore à un mécanicien pour aller faire un tour ou chercher le prix d’une bière ou l’argent de poche du week-end ; de même que celle du propriétaire du véhicule, doit être pleinement engagée ; ils s’arrangeront pour ne pas que leur voiture se retrouve dans les mains de n’importe qui.
De même, suivant un rapport vitesse/distance, un véhicule parti d’une localité X ne devrait pas se retrouver dans une localité Y avant une certaine heure, sans que le conducteur n’ait fait, à l’évidence, un excès de vitesse.
Des applications mobiles et des lecteurs d’empreintes digitales mobiles (aux forces de l’ordre et au sein des stations à essence) aideraient à signaler tout conducteur d’un véhicule de transport en commun qui est en excès de vitesse, par les passagers du véhicule (avec indication de la plaque d’immatriculation). Ce contrôle permettrait entre autres d’empêcher une personne dont le permis a été retiré de se retrouver à conduire une voiture d’une manière frauduleuse.
L’expertise de la SOTRA (Société des Transports Abidjanais) pourrait être sollicitée, à l’effet de donner des certificats de bonne conduite automobile aux personnes intéressées à conduire les véhicules de transport en commun, après un petit stage d’une semaine voire deux, dans ses ateliers.
Une certification devrait aussi être nécessaire pour toute personne intéressée à ouvrir un garage de mécanique automobile, un atelier de vulcanisation, pour garantir une certaine fiabilité des réparations et des opérations de contrôle du pneumatique.
Juste la contribution d’un citoyen qui ne décide malheureusement pas.