Depuis quatre ans la direction des eaux et forêts s’est engagée dans un vaste programme de réhabilitation du couvert végétal et forestier du Tonkpi, dégradé à cause des effets collatéraux des crises persistantes qu’à connues la Côte d’Ivoire de 2002 à 2011.
En outre, à en croire le DR des eaux et forêts, le lieutenant Colonel Djan Yapo Évariste, le renouvellement de la flore et de la faune demeure pour son département, un préoccupation, mieux un défi. Il l’a fait savoir dans un point presse, ce mardi 28 décembre 2021. « Quand on sait comment les activités anthropiques , dûes à la crise, ont contribué à une déforestation très avancée de cette zone montagneuse, on ne peut que s’alarmer.
Nous agents des eaux et forêts, plus qu’une mission , la lutte contre la déforestation , caractérisée par le reboisement, notamment le planting d’arbres et la répression contre la fraude forestière, devrait être soldée par un devoir de résultats. » s’est préoccupé, le lieutenant Colonel Djan Yapo Evariste. Le DR des eaux et forêts, qui s’est attelé d’entrée de jeu, à dresser un tableau des facteurs à la base de cette déforestation à grande échelle dans l’ouest montagneux. Il s’agit entre autre, du sciage à façon, de l’urbanisation anarchique , avec pour résultante l’occupation des flancs des montagnes par des habitations, dans un degré moindre, l’abattage d’arbres par des exploitants véreux.
A ces éléments s’ajoutent les travaux champêtres qui font malheureusement partir des facteurs de déforestation. Sans compter le braconnage, qui au sortir de la crise avait gagné du terrain. Il faut le souligner, cela ne vas pas sans conséquence. Aux dires du représentant du ministre Donvahi, la baisse drastique de la pluviométrie , avec son corollaire de changement climatique a de réelles répercussions sur les cultures agricoles qui ont vu leur rendement diminuer au fil des années. Au regard de ce qui précède comment ne pas être habité par l’inquiétude ? Surtout quand on sait que la forêt est un réservoir naturel d’oxygène, et qu’elle est de disparaitre. Comment préserver le peu de végétation verdoyante existant ,et renouveler les aires dénudées ?
Le planting d’arbres comme alternative fiable contre la déforestation à l’ouest.
Le DR des eaux et forêts, a montré sa détermination , au nom de tous les agents des eaux et forêts, à faire face à cette problématique. En effet depuis quatre ans qu’il est à Man, il a élaboré un programme de reboisement , où la société civile a joué sa participation. » Nous nous sommes fixés dans le cadre de la politique de reboisement de notre ministère » une journée 50 millions d’arbres » , 400 hectares de forêts dans le Tonkpi.
Nous sommes déjà à 280 hectares, dont 300 000 arbres plantés. D’abord à l’université de Man, sur 50 hectares prévus, 20 hectares d’espace a été recouvert d’arbres. Le diocèse de Man, a mis à notre disposition , 172 hectares à reboiser à Yorodougou, dans le département de Sipilou. A ce jour, nous sommes à 30 hectares reboisés à Yorodougou . » a rappelé le lieutenant colonel Djan Yapo Evariste. Sans oublier la convention avec la SODEXAM, dans le cadre de la politique « Responsabilité Sociale de l’entreprise* ( RSE), où 20 hectares d’espaces seront recouverts d’arbres à l’aéroport de Man. Notons que la première phase de planting de cinq hectares d’arbres à l’aéroport a eu lieu le 24 juillet 2021, en présence du ministre de l’intérieur et de la sécurité , le général Vagondo Diomandé, qui a salué les efforts des agents des eaux et forêts, dans leur mission de sauvegarde de la faune.
Le ministre gouverneur du district des montagnes, Dr Albert Flindé , a pour sa part ,invité les populations à s’impliquer dans le planting d’arbres.Faut-il le signifier, avant que le ministère des eaux et forêts initie sa politique de » « un jour 1 million d’arbres » devenue aujourd’hui » un jour 50 millions d’arbres », les actions contre la déforestation, pour le DR et ses hommes, il y a eu des journées de sensibilisation , des marches écologiques, dont celle organisée par le mouvement estudiantin pour l’écologie et la salubrité ( MEES), suivie d’activité de planting d’arbres avec les élèves du lycée jeunes filles Dominique Ouattara. Sans oublier l’ensemble des femmes et de jeunes, accompagné par la cellule civilo- militaire qui eux aussi ont pris part à une activité de planting d’arbres, encadrée par les agents des eaux et forêts. Il y a eu la journée de planning d’arbres, dénommée » un élève un arbre ».Aujourd’hui , en prenant un peu de recul, on peut dire que la lutte contre la déforestation connaît une avancée notable dans le Tonkpi ,vu toutes ces actions de planting d’arbres depuis environ quatre ans. » C’est le lieu de l’affirmer, le planting d’arbres reste jusqu’à ce jour, la seule alternative fiable, pouvant freiner l’avancée du désert. » a confié le lieutenant colonel Djan Yapo Evariste, DR des eaux et forêts. Avant de présenter les perspectives de ses actions écologiques.
Des perspectives encourageantes ,dans le cadre de la lutte contre la déforestation , et dans les actions écologiques.
Le recolonisation des flancs des montagnes, l’accentuation de la lutte contre le sciage à façon, avec pour slogan : »Tolérance Zéro » , l’introduction de de l’agro- foresterie dans le Tonkpi, l’implication des eaux et forêts dans la sauvegarde de la forêt sacrée de Gbêpleu , ainsi que la préservation de ses singes et de leur biotope, enfin la lutte contre le concassage de granite sur le flanc des montagnes, avec ses risques d’éboulement de terrains, sans compter la création d’une importante pépinières d’essences, déjà opérationnelle, dans leurs locaux ( afin de continuer le reboisement), sont autant d’actions dans l’agenda du lieutenant colonel Djan Yapo Evariste, et ses hommes . Lesquels ont déjà lancé le compte à rebours. Et compte tenu de l’enjeu lié à cet engagement, la direction des eaux et forêts, aura sans doute besoin de matériels de mobilité . D’où son appel aux décideurs, afin que leur mission soit comblée de succès.
Axel Gonkanou à Man.