C’était sous le thème » L’apport et la contribution du travailleur de la culture dans la politique de valorisation de la culture et d’industrialisation des arts et du spectacle en Côte d’Ivoire » que le syndicat national des agents de la culture a fait sa première rentrée syndicale, le 19 Février 2022.
Cette rentrée syndicale a eu lieu au centre culturel Jacques Aka de Bouaké et a pour objectif de faire le bilan depuis quatre ans d’existence du syndicat et de proposer des perspectives pertinentes pour l’année 2022, mais aussi de révéler la contribution du syndicat dans la mise en œuvre des nouvelles missions dudit ministère.
En Juin 2017, une trêve sociale de cinq ans a été signée par les organisations syndicales de Côte d’Ivoire et leurs faîtières. Cette trêve prescrivait entre autre l’abandon des grèves et mouvements d’humeur au profit de la recherche de solutions concertées et consensuelles. À cet effet, Nohonain Ange Martial, secrétaire général du syndicat a exposé leurs exigences pour la réussite de cette trêve sociale. « Nous ne sommes pas contre la trêve mais la trêve sociale que nous souhaitons doit remplir les conditions suivantes dont : le gouvernement devra réparer les injustices que subissent certains fonctionnaires depuis l’indépendance et plus encore depuis l’adoption du statut général de la fonction publique de 1992; il faut étendre l’indemnité contributive au logement à tous les fonctionnaires ; il faut donner une prime à tous les fonctionnaires sans distinction de ministère et enfin, les discussions doivent être inclusives et ouvertes », a t-il exigé.
Diarrasouba Siaka, professeur d’art dramatique, représentant Harlette Badou N’Guessan, Ministre de la culture et de l’industrie des arts et du spectacle, marraine de la cérémonie a rappelé aux syndiqués qu’ils constituent un atout pour la redynamisation dudit ministère. » Les syndiqués doivent retenir que les professionnels de la culture constituons un maillon essentiel dans la chaîne d’exploitation et de valorisation du patrimoine culturel. J’en appelle au sérieux des uns et des autres pour qu’on redynamise nos compétences afin de contribuer pleinement au processus de valorisation et d’industrialisation de la culture », a t-il fait savoir.