L’émission « femme plurielle » consacrée à la journée internationale de la femme et proposée par Guémon FM, en partenariat avec ALMA Production, Radios Rurales Internationales et 7 autres stations de radio locales, ce mardi 8 mars 2022 a révélé aux auditeurs de Guémon FM à Bangolo, la détermination des Ivoiriennes à transformer positivement et durablement le monde d’aujourd’hui !
« Les hommes ont échoué…Les femmes auraient été pleinement associées à la prise de certaines décisions aujourd’hui que la race humaine ne serait pas autant menacée de disparition ! ».
Voici un exemple de propos chocs que Baéhoulou Clarisse, Offficière des Droits de l’Homme à la Commission Régionale des Droits de l’Homme du Guémon a tenu dans les locaux de Guémon FM à Bangolo pour marquer l’avènement du 8 mars, commémorant la journée des luttes menées par les femmes du monde entier pour faire valoir leurs droits.
La modératrice Gueu Dion Félicité, assistante de direction au Conseil Régional du Guémon et présentatrice pour la circonstance, a aussi ouvert les micros à DJI Dibo épouse Tiemoko, opératrice économique, fondatrice de Boyapah et Goulé Kouadé Martine présidente des femmes de Bangolo.
Face aux questions sur les conditions des femmes à Bangolo, la situation de leurs droits et la question de leur autonomisation, nos trois invitées ont dit des choses édifiantes.
Pour DJI Dibo épouse Tiémoko qui s’est souvenue avoir été une rejettée de la société Wê, au même titre que feu son géniteur Dji Dibo Georges traité de sorcier à cause de leur extrême pauvreté, la vente de jus de fruits et son engagement à l’emporter sur les coups injustes d’une société brimante et violente, l’ont emmenée aujourd’hui à être propriétaire d’une villa et de deux douzaines d’habitats pour fonctionnaires à Bangolo.
Parlant à ses sœurs, l’opératrice économique les a exhorté au micro de la radio régionale du Guémon, à se lever dès cette célébration de la journée des femmes 2022 pour agir.
Incisive a été aussi Goulé Kouadé Martine, Présidente de l’union des femmes de Bangolo face aux points évoqués par l’équipe de « femme plurielle ».
La leader des femmes de Bangolo est aussi partie de son expérience personnelle pour sonner la fin de la récréation montrant « la brave femme » reléguée au second plan en société wê.
Selon elle, là où les moyens de rendre la femme autonome tendent à manquer, il appartient à celle-ci d’être ingénieuse en les inventant pour sortir de l’injuste l’infériorité sociale.
Remettant le thème national de « l’égalité de chance pour un avenir durable en Côte d’Ivoire » au centre des échanges, la spécialiste des Droits de l’Homme dans le Guémon, Baéhoulou Clarisse a identifié clairement les facteurs d’échecs de la gouvernance masculine du monde aujourd’hui.
Ils ont pour noms selon elle: les grands cataclysmes liés au changement climatique, les actions néfastes de l’homme même sur l’homme; le terrorisme, les enlèvements, les ventes d’organes humains, les détournements de deniers publics, les guerres…
C’est pourquoi pour Baéhoulou Clarisse, faire de la femme un partenaire assuré, c’est faire le choix judicieux de tracer les sillons du changement positif de l’humanité.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les femmes se sont exprimées à bâtons rompus et se sont dites prêtes à changer qualitativement l’avenir du monde.