Un restaurant de la place a servi de cadre à une rencontre entre les jeunes de Toumodi. En effet, N’Dakpri Dorcase promotrice d’un nouveau concept dénommé EKLOLIKE a partagé sa vision avec ses frères de ladite ville.
Elle les a instruit sur ce qu’elle considérait comme une tribune pour la réhabilitation de la tradition baoulé. C’était le dimanche 20 mars dernier : « Les vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 avril, le stade municipal de Toumodi va accueillir le festival des arts et cultures baoulé appelé EKOLIKE qui veut dire « Les choses de chez nous ». On a constaté que tout ce que nos aieux et nos parents nous ont légué notamment en danse, en jeux etc… tout le patrimoine traditionnel est en train de disparaitre.
Alors pour nous qui avons connu cela et pour les générations futures, il était bon de nous ressaisir pour faire ressortir le peu qu’on peut sauver. C’est ainsi que nous avons recensé ce qui est encore rattrapable en danse, en jeux, en cuisine, en tenue, en comportement. Même quand on dit que quelqu’un est baoulé, il y a un protocole qui régit cela, aujourd’hui ce protocole n’existe plus, et même quand il y a quelqu’un qui se comporte comme un vrai baoulé, on a tendance à le traiter de « villageois » et cela s’accompagne d’un certain complexe. Que non. Il faut être fier de ses origines. Il faut que les gens soient décomplexés.
Nous avons trouvé bon et juste de perpétuer nos valeurs pour ne pas que cela disparaisse. Notre cible ce sont les jeunes et nos parents qui oublient qu’ils ont des savoirs et ont l’obligation morale de les transmettre aux jeunes qui eux doivent approcher les parents pour apprendre. Pour cette première édition, nous avons choisi la période pascale à cause de la forte mobilisation du moment. Nous sommes accompagnés dans cet exercice par la mairie de Toumodi et une entreprise spécialisée dans la vente de la boisson. Pendant ce festival, le public aura droit à une conférence avec pour thème : « Qu’est-ce qu’un bon baoulé ? » Il est aussi prévu l’édification d’un village baoulé où l’on découvrira tous les éléments qui rappellent le baoulé, en danses, en jeux, en gastronomie, en tenue, en tout cas toute la culture baoulé sera étalée.
J’invite tous nos frères et sœurs, baoulé et pas baoulé, à participer activement à ces trois jours de fête, et que les uns et les autres se rassurent quant au moyen de locomotion pour ceux qui viendraient d’Abidjan, il est prévu un mini car climatisé qui va assurer l’aller le vendredi 15 avril et le retour le lundi 18 avril. »
Christ Kémondé