Le samedi 16 avril dernier, l’hôtel » la maison mère » de Kokumbo a abrité une cérémonie inédite dénommée » Le déjeuner de Pâques ». Pour la petite histoire, il faut retenir qu’un opérateur économique, fils et cadre de Kokumbo, natif d’Akroukro Léonard Kouassi a fait la pertinente remarque que pendant la fête de Pâques rebaptisée paquinou par les baoulés, chacun fait la fête chez lui et personne n’a de pensée spéciale pour les autorités villageoises et administratives.
Léonard Kouassi a trouvé cela anormal et s’est engagé à corriger cet état de fait. Voici comment lui est venue l’idée d’initier » le déjeuner de Pâques « . Pour cette première édition, le fils d’Akroukro a invité les 5 chefs de Kokumbo pour partager un repas ensemble avec la caution de madame le sous-préfet de Kokumbo dont la présence se justifie par son soutien aux actions de développement de la sous-préfecture dont elle a la charge. Les présidents de jeunes et des femmes de Kokumbo, des notables de têtes couronnées, des délégations venues d’Abidjan et de l’intérieur du pays ont pris part à ce » déjeuner de Pâques » où les différentes allocutions ont eu pour point commun la quête du développement de Kokumbo. Madame le sous-préfet de Kokumbo est intervenue pour dire que: » Nous avons partagé un moment ensemble, c’est l’essence même de la Pâques.
La prochaine fois, je suggère que chacun des convives intervienne pour donner une idée de développement de la cité, cela agrémentera la cérémonie et nous mettra dans la mouvance du développement. » Après le repas agapé, Léonard Kouassi s’est entretenu avec la presse: » Pour cette première édition, nous avons cherché à circonscrire l’évènement afin que seulement les 5 chefs de village soient présents. Cette fête vient à point nommé. La Pâques ou paquinou est chez les baoulé une fête assez spéciale. Il nous fallait une occasion pour lancer » Le déjeuner de Pâques » et cela s’est bien passé. Les chefs ont apprécié et adopté l’initiative. Nous avons un programme de développement pour Kokumbo. Quand vous regardez la ville de Kokumbo, on peut dire qu’il y a beaucoup à faire. Au moment opportun et indiqué, nous allons dévoiler notre batterie d’actions pour le développement de Kokumbo. Pour aller au développement, il nous faut être unis et rassemblés, il faut croire que nous allons y arriver. Le développement est à la portée des populations de Kokumbo, et on va y arriver. »