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Toumodi: Les licenciés de l’entreprise ADK réclament leurs droits

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La mythique entreprise ADK de Toumodi a perdu son lustre d’antan depuis le décès de son fondateur Oka Niangoin.

WKonan Kouamé, porte parole des licenciés explique l’amertume et le désarroi d’une soixantaine de personnes qui broient quotidiennement du noir : « Quand le père Oka Niangoin est décédé, c’est Oka Félix un de ses fils qui a assuré la relève.

Au décès de ce dernier, ce sont ses enfants à lui qui ont hérité de l’entreprise ADK qui nous doit à nous les licenciés de 1999 la somme de 165 millions représentant nos droits, car après avoir comparu devant le tribunal du travail, nous avons eu la grosse en 2002, sinon nous avons été déflatés depuis 1999.

Nous avons plusieurs fois interpellé l’actuel gestionnaire Oka Yves qui n’a jamais donné suite à notre requête. La dernière fois, à la mi-décembre, nous l’avons rencontré à Kahankro et avons tenu une réunion expresse où les sieurs Brou Koffi, N’Golo Coulibaly eux aussi déflatés et Harouna un frère de Oka Yves et Oka Yves lui-même étaient présents. Au début, tout en reconnaissant que la société reste nous devoir, il a contesté le montant de 165 millions, mais après explications, il a reconnu effectivement ladite somme.

Séance tenante, il s’est engagé à payer nos droits en commençant au début du mois de Janvier 2022. Et depuis cet engagement verbal pris, aucune nouvelle de Oka Yves. Il ne décroche ni nos appels et ne donne aucune suite à nos messages SMS. Pire, les enfants naturels et légitimes du fondateur Oka Niangoin qui sont Oka K. Laurent, Oka Adjoua Valérie et Oka Régie ne lèvent aucunement le petit doigt afin que nous rentrions en possession de notre dû.

Ils auraient peut-être pu faire entendre raison à Oka Yves qui tient actuellement les rênes de la société. Nous sommes outrés et ne savons à quel saint se vouer. Il est juste de mentionner que les machines et le matériel de travail qui constituait le patrimoine de l’entreprise ont été bradés et vendus. Notre cri de cœur est que des âmes généreuses notamment ceux qui ont bénéficié du label ADK nous viennent en aide. Nous attirons l’attention de l’opinion nationale afin que justice soit faite. » Nous avons plusieurs fois tenté de joindre Oka Yves par téléphone mais cette démarche n’a pas prospéré.

En plus, cette entité jadis fierté des ressortissants de Toumodi traîne des casseroles. En effet, des travailleurs de cette société estimant avoir été abusivement licenciés depuis 1999 n’ont pas encore perçus leurs droits. Se sentant lésés par l’actuel gestionnaire de ADK Oka Yves, ils sont décidé de faire entendre leur cri de cœur.

Christ Kemondé

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