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Conseil: grosses dérives de joie après le Bac

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A toute fin utile

Il nous a été donné de constater hier que certains amis et parents dans l’euphorie, ont commis l’erreur de publier les documents administratifs de leurs enfants nouveaux bacheliers. Loin de nous l’idée d’en vouloir à qui que ce soit. Dans la joie extrême, qu’est-ce qu’on ne ferait pas ?

Après avoir crié, manifesté, il faut désormais se contenir. Vous avez dû constater que depuis des années, les communiqués officiels publiés sur les réseaux sociaux sont de moins en moins signés, ni cachetés, que les visages d’une catégorie de présumés coupables sont toujours floutés, qu’une CNI illustrative n’est jamais celle d’un individu physique… Qu’est ce qui peut donc inciter un parent à publier un document délivré qu’une seule fois (sauf cas hyper extrême), document comportant : Le nom de son enfant, son prénom, date et lieu de naissance, le centre de composition, numéro de jury, de table, son matricule, sa MGA, le lieu de la délibération, le nom le cachet, et la signature du président de jury… ? Loin de nous l’idée de donner des idées aux sorciers haut débit, mais il reste quel autre élément pour qu’un individu malveillant s’approprie le diplôme de votre enfant et son identité ? Juste rogner la photo en haut à gauche et la remplacer par la sienne tout simplement. sans accuser les directions des examens en Afrique, vu la lourdeur, la lenteur, la négligence, et le caractère archaïque dans des lieux de vérification, le quidam pourra utiliser le bac de votre enfant en toute quiétude, il pourrait même poser des actes plus graves que ça….Des intellectuels qui après le retrait de leur pièce d’identité la publient en prenant soin de tout cacher sauf l’essentiel… Arrêtons-nous là.

Mais pourquoi tout ça ? Ce n’est ni de l’immaturité ni de la désinvolture, mais c’est plutôt sous la coupole de l’ignorance, de l’émotion, et du désintérêt pour certains centres d’intérêt sérieux.

Hier soir, il y a une amie qui nous a joint et à la fin de l’échange, elle nous a rappelé que les CNI qu’on remet aux agents de sécurité, nos attestations qu’on fait légaliser dans les mairies, les relevés de notes de nos enfants, dans les banques… À travers tout cela, est-ce que nous ne sommes pas déjà trop exposés. Il nous est paru juste de faire la nuance, entre : « nous sommes exposés, et nous nous sommes exposés sont deux notions contradictoires». Surtout sur les réseaux sociaux.

PRENEZ SOIN DE VOUS ET DES VÔTRES

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