Une vingtaine de femmes provenant de plusieurs partis politiques (RHDP, PDCI-RDA, PPA-CI, FPI) et de la société civile ont pris part à un atelier de formation dans le cadre du projet dénommé « l’école des candidates ». Initié par le comité de coordination pour la participation politique des femmes (2C2PF), cette formation qui a pour but d’inviter les femmes à s’impliquer davantage dans les débats politiques, se déroule le mercredi 16 novembre au jeudi 17 novembre 2022 à la préfecture de région de Bouaké. Ainsi, N’Dete Clovis Delacroix, Expert en genre et formateur de ces femmes a expliqué l’importance d’une telle formation qui se dérouleront dans différents localités au soir des élections locales :« cet atelier vise à donner les rudiments nécessaire aux femmes pour pouvoir être outillé pendant les campagnes électorales et améliorer leur représentativité dans les assemblées élues. Ce projet vise à former 100 femmes dans différentes localités pour mieux être compétitive lors des élections locales de 2023. En effet, les élections législatives de mars 2021 ont été l’objet d’une moisson très maigre pour les femmes car sur 255 députés ont a eu seulement que 34 femmes. Pour atteindre relever ce défi, il va falloir former les femmes et les outils nécessaires pour avoir plus de chance aux succès » a t-il indiqué avant de demander aux femmes d’aller au delà des obstacles car à l’en croire, pour un développement durable, il faudrait l’intégration des femmes :« Les élections locales sont des élections de développement et la question de l’égalité de genre doit être au centre de toute démocratie, et de toute règle de gouvernance. L’inclusion des femmes aux niveaux des processus électoraux constituent un élément essentiel de la démocratie. Un rapport de la banque mondiale de juillet 2017 a révélé que si la Côte d’Ivoire arriverait à résoudre les problèmes d’inégalités de genre, elle gagnerait entre 6 et 8 milliards de dollars par ans » a t-il ajouté.
Cette initiative a été saluée par les différentes participantes comme c’est le cas de Madeleine Dibi, secrétaire national de l’organisation des femmes du front populaire ivoirien qui selon elle l’entente et la cohésion sociale existent au milieu des femmes. D’ailleurs, selon elle, les femmes doivent dorénavant oser à se présenter aux différentes élections locales et nationales.
Prince Koffi