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Bouaké/ Des agents municipaux mécontent grognent et sollicite l’aide du gouvernement.

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Le collectif des syndicats de la mairie de Bouaké, composé du Moddamci (mouvement pour la défense des agents municipaux de Côte d’Ivoire), du Synapeco-CI(syndicat national du personnel des collectivités territoriales de Côte d’Ivoire) ET du Synapecodi (syndicat national du personnel des communes et districts de Côte d’Ivoire) a animé une conférence de presse le mardi dernier, 29 novembre 2022, dans un restaurant à Bouaké pour exprimer leur mécontentement face à la situation du déblocage de leurs avancements.
A l’entame de ses propos, Arsène Atté, secrétaire de section du Synapeco-CI a expliqué leur mécontentement sur le processus de déblocage partielle des avancements des salariés municipaux.
« Le maire de Bouaké a décidé d’opérer dans le budget 2023, une application dite partielle du déblocage des avancements des agents permanents qui nous a été accordé par le Télégramme officiel n°142/MIS/DGDDDL/DPCT/SDPCT du ministère de l’intérieur en date du 11 avril 2018 et très franchement ni le maire et les conseillers municipaux ne savent comment se fera se déblocage partiel car la présentation du cadre organique n’a pas été fait. En effet, les agents permanents ne se verront pas appliquer le déblocage de leurs avancements en raison d’un recrutement de 348 contractuels alors qu’en 2021, on négociait le départ de 175 agents. La question est de savoir, la mairie peut-elle renvoyer 175 agents entre 2021 et 2022, prétextant se conformer au cadre organique des supra communes qui fixe le nombre d’agents à 460 pour tranquillement recruter 348 autres agents à peine un an plus tard et dépasser ainsi le cadre organique des supra communes avec un effectif estimé à 784 agents ? » a souligné Arsène Atté qui a fait des propositions. « Nos propositions se déclinent en deux points. De un, nous voulons la prise en compte totale du déblocage des avancements et du recrutement des contractuels étant donné que le budget primitif de 2023 est de 4,700 milliards de FCFA. De deux, nous voulons également la prise en compte totale du déblocage des avancements et le recrutement partiel des agents contractuels. En effet, les agents de Bouaké ont perdu 83 mois de cotisations CNPS(caisse nationale pour la prévoyance sociale) dues à la crise militaro-politique et ainsi, nos retraités perçoivent pour leur grande majorité, une pension comprise entre 25000f et 40000f par mois. Tandis que, le président de la république fait tout pour nous sortir de misère en faisant passer le SMIG de 60000f à 75000f. Face à toutes ces injustices, l’on se pose la question de savoir si un agent n’a de valeur que s’il n’est contractuel? Car nous les anciens ne sommes pas les priviligieux aux yeux de la mairie, mais, nous sommes convaincus d’en avoir encore pour notre père le président de la république SEM Alassane Ouattara, le ministre de l’intérieur et c’est pourquoi nous leur adresserons à chacun un courrier expliquant l’injustice dont nous sommes victimes car ils peuvent mettre un terme à cette violation manifeste des lois et règlements en vigueur » a t-il proposé.

Prince Koffi

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