La présidente du Conseil National des Droits de l’Homme CNDH) Mme Namizata Sangaré, était face aux sénateurs ce lundi 12 décembre 2022 à la fondation Felix Houphouët Boigny de Yamoussoukro, pour leur présenter le rapport 2021 de l’institution qu’elle dirige. Tenant compte de l’exécution de l’exercice de l’année 2021, et au terme de l’article 3 de la loi d’habilitation, « le CNDH (…) élabore un rapport annuel sur l’état des droits de l’homme et un rapport d’activités présentées au Président de la République, au Président de l’Assemblée nationale et au Président du Sénat.
Les présentations à l’Assemblée nationale et au Sénat donnent lieu à des débats et ces rapports sont rendus publics . Au terme de ce rapport, force est de constater que diverses requêtes portant sur des violations des Droits de l’Homme pour lesquelles, conformément à ses attributions, ont été notées. Ainsi, en 2021, 1834 saisines ont été enregistrées par ses services. Au niveau des Droits économiques, sociaux et culturels, ce sont 1092 requêtes qui ont été reçues, soit 59,54% des sainsines. 924 saisines soit 50,38%, concernaient les Droits civils et politiques, et 17 cas soit 0,93% étaient relatifs aux Droits de solidarité. Le rapport retrace la mise en œuvre des missions de promotion et de protection du Conseil. Ces missions ont consisté d’une part à la célébration de journées thématiques, à l’exécution du programme de formation de l’Université des Droits de l’Homme (UDDH), et d’autre part, à la mise en œuvre du mandat par les Commissions Régionales des Droits de l’Homme (CRDH). Le Conseil a également initié 1815 activités, soit 38,4% de l’ensemble total des activités au cours de l’année 2021 et a participé à 1210 activités organisées par les ministères techniques, à des campagnes de sensibilisation, ainsi qu’à la remise du prix des Droits de l’Homme, tout en organisant des ateliers et des séminaires et aussi de nombreuses rencontres liées aux mécanismes existants et aux interactions avec les institutions nationales et internationales. Des déclarations et communiqués ont été également produits et des rapports thématiques ainsi que des avis ont été émis aux autorités compétentes pour l’amélioration de la mise en œuvre des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, peut- on lire dans le rapport. Enfin, le rapport met en lumière les acquis, les difficultés, et fait des recommandations en guise de perspectives.
Miss seka