Les élections municipales et législatives de 2023 à Diegonefla risquent de connaître des éventuelles échauffourées. Selon certaines indiscrétions, les leaders communautaires allocthones se sont réunis le lundi 16 janvier 2023 pour plancher sur cet épineux problème qui risque de fragiliser la cohésion sociale entre les peuples à Diegnefla. En effet monsieur Kouamé Yobo Faustin, chef du village de Badié, par ailleurs chef du canton Bocabo aurait assisté à une réunion au cours de laquelle il a été décidé d’informer leurs compatriotes en lice pour les élections locales de se retirer catégoriquement au profit des autochtones. « Le chef du canton Yobo Faustin nous a convoqué pour nous dire qu’ici à Diegonefla les allocthones ne devraient plus prétendre à un poste électif et qu’il n’est pas d’accord avec ça « . A affirmé Kouadio Konan Laurent chef de la communauté des walèbo de Diegonefla et porte parole du chef central des Baoulé, Konan Kouamé Marcel. Cette information qui circule au bout des lèvres de la population n’est pas du goût de Goma Bamba porte parole de la chefferie malinké, parce que selon lui, cela plus vingtaine d’année qu’ils vivent en parfaite harmonie avec leur tuteur et de toutes les communautés vivantes à Diegonefla. Ainsi, il est fort surpris qu’une telle décision si grave puisse parvenir de surcroît du chef de canton Yobo Faustin qui est censé prôner la paix et la cohésion entre les peuples. » C’est vraiment surprenant et difficilement compréhensible pour nous. Pourquoi est ce que c’est maintenant qu’on nous disent de ne plus être au premier plan des affaires courantes de la localité ? »
Pou en savoir plus sur cette troublante affaire, et avoir la version des faits, nous nous sommes rendus à Badié, village natal du chef de canton Bocabo à cinq kilomètres du carrefour Tiegba sur l’axe Diegonefla-Gagnoa où Kouamé Yobo Faustin nous a répondu en ces termes » Accepterez que je ne puisse pas vous en dire plus sur cette affaire . Je vous reviendrai au moment opportun «
Face à cette situation rocambolesque, les chef des différentes communautés allocthones demandent à leurs parents de rester calme et de ne pas céder à la provocation, et promettent saisir les autorités préfectorales. « Nous demandons à notre communauté de rester calme. Parceque si on doit tenir compte de ce qu’ils ont dit, cela va engendrer d’autres choses. Or, nous ne voulons pas de palabres » A soutenu Adama Ouattara, le porte parole du chef de la communauté malinké.
Parfait Doukrou