Les habitants lancent un cri de cœur au gouvernement pour résoudre le problème.
Menacés d’expulsion depuis plusieurs mois par la caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), les habitants de la cité de l’habitat de la caisse de Bouaké crient à l’aide au président de la République et à toutes les autorités compétentes.
Ce cri de désespoir et d’angoisse des habitants a été entendu au cours d’une conférence de presse que le comité des résidents de ladite cité a animé, le mardi 22 août 2023 face à la presse locale. Cette conférence de presse s’est tenue à l’école primaire CNPS de Bouaké en présence de plusieurs occupants de ladite cité.
À cette occasion, le président du comité des résidents de l’habitat de la caisse, Touré Ibrahim a révélé qu’ils font face à cette situation qu’ils qualifient d’injustice parce que la CNPS veut casser les habitations et rendre le quartier en un quartier résidentiel : << la position du quartier est devenue stratégique aujourd’hui car nous sommes à quelques kilomètres de l’aéroport, à quelques minutes du CHU et de la préfecture de région. Aujourd’hui, la CNPS veut se débarrasser de nous sans motif pour transformer le quartier en un quartier résidentiel. Vraiment, cette situation nous chagrine >>, a-t-il révélé. Poursuivant, il a indiqué qu’il n’est pas question de quitter les lieux mais que la CNPS accepte de rétrocession des maisons car certains occupants sont là, il y’a plus de 40 ans :<< plusieurs familles sont ici, il y’a plus de 40 ans et c’est ici qu’ils ont tout fait alors où iront-ils ? Nos enfants sont nés ici et cet endroit est comme leur village. Par conséquent, nous voulons que la CNPS nous rétrocède nos maisons.
Nous ne voulons plus de contrat de location mais une rétrocession des maisons comme cela nous a été promis il y’a des années >>, a-t-il insisté. Pour conclure, Touré Ibrahim a lancé un appel à l’État de Côte d’Ivoire et aux autorités ivoiriennes afin de se saisir du dossier pour régler le problème car par faute de moyens, ils n’ont pas pu se présenter en cassation étant donné que l’affaire est déjà devant les tribunaux :<< Nous implorons l’aide du président de la République SEM Alassane Ouattara ainsi qu’à tout son gouvernement afin de nous aider à rentrer en possession de ces maisons.
La cité contient plus de 260 familles soit un total de 2055 résidents dans la cité. Nous avons besoin de l’aide de la part de nos autorités pour régler cette situation >>, a-t-il plaidé.