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Crise au Pdci et Avenir du vieux Parti.

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Depuis Toumodi, Niangoin prédit:  » Le Pdci-Rda qui est constamment dans la régénérescence a encore de beaux jours devant lui, non seulement du fait de son ancrage national, mais aussi et surtout à cause de sa résilience. »

Le dimanche 10 décembre dernier, le président de l’Ong ALERTE CONFLIT Frédéric Tanoh-Niangoin qui suit de très près l’évolution de la crise au Pdci s’est exprimé devant la presse. C’était au siège de sa structure.

Dans quelques jours seulement, précisément le 16 décembre 2023 le PDCI-RDA ira à son 8ème Congrès Extraordinaire électif pour pourvoir au remplacement de Henri KONAN BÉDIÉ son défunt Leader charismatique.
Cette rencontre qui se prépare sur fond de crise ouverte du fait du rejet inattendu de la candidature de Maurice KAKOU GUIKAHUÉ son Secrétaire Exécutif en Chef risque de se tenir dans le même contexte si, malgré la levée in extremis du contrôle judiciaire évoquée par le comité électoral pour justifier sa décision controversée, la situation reste en l’état. Comment analysez-vous cette crise et comment entrevoyez-vous la suite de ces évènements et surtout l’avenir du vieux Parti ?

Nous plantons le décor de notre analyse en relevant trois temps dans la crise qui secoue le PDCI-RDA en ce moment précis ; Celle-ci étant liée à son 8ème Congrès Extraordinaire électif dont le seul objet est de pourvoir au remplacement du Président Henri KONAN BÉDIÉ son défunt Leader charismatique. Il faut dire que cette crise nous l’avons vu venir car, en réalité pour celui qui observe bien le PDCI-RDA dans son fonctionnement au quotidien, c’était une crise latente qui a fini par être ouverte avec le rejet frustrant de la candidature du vice Président et Secrétaire Exécutif en Chef Maurice KAKOU GUIKAHUÉ ; ce rejet ayant été fait sur la base des seules intimes convictions des membres du Comité Électoral. En toute objectivité.
Cette crise a débuté avec la tentative du Président Intérimaire du PDCI-RDA, le Professeur Philippe COWPPLI-BONY KWASSY, de mettre en congé de ses fonctions le Secrétaire Exécutif en chef, le Professeur Maurice KAKOU GUIKAHUÉ, alors même que cela ne semblait pas vraiment nécessaire. Elle a été ensuite alimentée par la réclamation insistante faite par le candidat Maurice KAKOU GUIKAHUE de l’application stricte de la partie des textes relatifs aux conditions d’éligibilité sur la foi de 10 années au Bureau Politique pour chaque candidat. Elle a atteint son paroxysme avec la demande de consensus autour de THIAM difficile à arracher en ce moment là à Maurice KAKOU GUIKAHUE qui voyait, de bon droit d’ailleurs, son accession méritée à la présidence du PDCI-RDA comme la consécration d’une carrière politique bien remplie. Il va donc sans dire que La décision prise d’autorité du rejet hors norme de la candidature du Secrétaire Exécutif en chef qui en a résulté est donc de toute évidence perçue comme une exaspération du Comité Électoral qui avait déjà un agenda calé au profit de Tidjane THIAM. C’est pourquoi la motivation du Comité Électoral qui sous-tend la décision de rejet de la candidature et surtout l’annulation in extremis et presque concomitante du contrôle judiciaire mises ensemble accréditent notre thèse selon laquelle le Professeur Maurice KAKOU GUIKAHUE est à la fois victime d’injustices et de frustrations par son Parti politique et victime collatérale de l’activisme et des manigances du pouvoir RHDP tapis dans l’ombre pour faire subir au PDCI-RDA le sort du FPI originel de Laurent GBAGBO qui s’est disloqué à son profit. Pour la suite des évènements trois scénari pourraient alors se présenter. Dans le premier, le PDCI-RDA qui tient à son unité et à sa Cohésion réhabilite Maurice KAKOU GUIKAHUE qui va au Congrès comme candidat, si une ultime négociation pour un consensus autour de THIAM ne prospère toujours pas. Dans ce cas de figure, quel que soit le résultat, il ne restera juste qu’une réconciliation à faire en gérant au mieux les séquelles éventuelles qui pourraient découler de ces élections ; et ce dans la sauvegarde des intérêts de chacun. Dans le second, Maurice KAKOU GUIKAHUÉ est réhabilité et des excuses lui sont présentées au Congrès auquel il participe bien sûr en retirant sa candidature dans la dignité et dans le respect des mémoires de Félix HOUPHOUET-BOIGNY et Henri KONAN BÉDIÉ, puis se rallie à THIAM. La suite pourrait être gérée en interne. Dans le troisième, Maurice KAKOU GUIKAHUÉ est réhabilité, sa candidature maintenue et participe au Congrès dans la plénitude de toutes ses fonctions. Il renonce néanmoins à la compétition et adoube THIAM au nom de l’unité et la Cohésion du PDCI-RDA qui posera par la suite les actes qui vont avec ce sacrifice de plus du ‘’Capitaine Courage’’ L’avenir du PDCI-RDA se joue donc à ce 8ème Congrès Extraordinaire, à partir des tableaux présentés. Il est certain que le Vice-président Maurice KAKOU GUIKAHUÉ, Secrétaire Exécutif en Chef de sa Formation Politique qui a déjà déclaré qu’une implosion éventuelle du PDCI-RDA ne viendra pas de lui, pourrait une fois de plus accepter ce sacrifice pour sauver son Parti Politique auquel il a tout donné et pour lequel il s’est toujours donné en lui restant fidèle depuis une cinquantaine d’années. Retenons surtout que quoi qu’il advienne, le PDCI-RDA qui a survécu au départ de Félix HOUPHOUET-BOIGNY, qui reste debout après Henri KONAN BÉDIÉ et qui est constamment dans la régénérescence, a encore de beaux jours devant lui, non seulement du fait de son ancrage national, mais aussi et surtout de sa résilience.

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