Fait en Afrique et plus particulièrement au Cameroun et en Côte d’Ivoire à base de la cendre de déchets de produits agricoles, le charbon bio fait positivement ses preuves dans la lutte contre l’utilisation excessive des essences forestières, principale cause du réchauffement climatique dans le monde.
D’abord, l’expérience camerounaise diffusée sur la chaîne de télévision France 24 le mercredi 22 mai 2024 dans l’après-midi met en scène des jeunes qui, à partir des déchets de banane séchés parviennent à fabriquer du charbon bio. Réduisant drastiquement au passage des tonnes de déchets ménagers qui polluent l’environnement et encombrent de facto l’existence humaine..
En effet, dans ce reportage de type « zoom sur les talents de l’Afrique « , grâce à la cendre de déchets (peaux de banane séchées) mélangée avec un produit blanchâtre, des jeunes camerounais ont pu obtenir de façon artisanale un condensé de charbon non gazeux pour la cuisine.
Ensuite en Côte d’Ivoire et plus particulièrement à Blolequin chez l’honorable parlementaire Tchéidé Jean a Gervais, c’est à partir des cabosses de cacao qu’un jeune couple parvient à fabriquer du charbon bio et bien d’autres produits de plus en plus prisés par les populations locales. Ainsi connue des autorités administratives (corps préfectoral) et du Conseil du Café-Cacao, cette expérience dont les bienfaits voyagent de bouche à oreille, est depuis ces dernières années l’objet d’études des étudiants de l’Université scientifique Lorougnon Guédé de Daloa en Côte d’Ivoire.
En clair, ces deux modestes expériences qui auront le mérite demain d’être soutenues attestent bien évidemment que la lutte efficace contre le réchauffement climatique et ses effets divers est possible, car des initiatives efficaces naissent ça et là, pêle-mêle, partout. Malheureusement, seule la volonté politique manque encore le plus pour promouvoir toutes ces compétences qui pullulent partout d’ailleurs surtout dans les pays en voie de développement; les seules expériences occidentales étant toujours prisées uniquement pourtant dans un contexte mondial du donner et du recevoir.