Dans le but de donner aux Chefs de Villages de sa sous-préfecture, les prérequis nécessaires pour relever les défis d’une bonne gouvernance administrative du village, le Sous-préfet de Yamoussoukro, Yeo Dehogninnina a organisé à l’égard de ceux-ci, un séminaire de renforcement des capacités sur l’organisation et le fonctionnement du village.
Pour l’administrateur de la circonscription sous-préfectorale de Yamoussoukro, le constat est claire. « L’autorité des chefs de village des circonscriptions administratives est souvent bafouée » et cela est dû au manque de formation sur l’exercice de cette fonction, à la fois traditionnelle et administrative. Contrairement aux autres circonscriptions administratives dont les administrateurs reçoivent une formation qui les prépare à l’exercice de leurs fonctions, le Chef de village, qui est aussi Chef de circonscription, n’est pas souvent outillé à la gestion administrative. Or, sa tâche devient d’autant plus délicate qu’il doit combiner la gestion traditionnelle et la gestion administrative du village.
Pour remédier à cette situation qui met en mal le fonctionnement de l’appareil administrative tout comme la gestion traditionnelle, cette formation a été initié pour donner des outils nécessaires aux chefs de village et les amener à aborder, en toute confiance, leurs missions, en ayant en esprit les enjeux et défis qui les attendent.
Dans son allocution d’ouverture, le sous-Sous-préfet de Yamoussoukro a fait savoir que » ce séminaire vient situer la responsabilité de chaque chef dans son exercice du pouvoir », puis de préciser que » la gestion du village requiert une connaissance réelle de l’entité administrative à gérer ainsi que des hommes qui en font partie. Elle nécessite une prise de conscience des missions et attributions et surtout une bonne gestion des relations humaines ». Situant le contexte de seminaire, Il a expliqué qu’il est aussi attendu du Chef de village la production des actes et documents de gestion de sa localité ainsi qu’une maîtrise des instruments et mécanismes de gouvernance qui lui permettront de relever les défis et contraintes qui se présentent à lui. Il s’avère nécessaire, dans ces conditions, de renforcer les capacités du Chef de village à la gestion du village. C’est environs 150 participants composés des chefs de village , des présidents des jeunes, des présidents de mutuelles qui ont pris part à ce séminaire à la salle de reunions de la CEGRAE Yamoussoukro, le le vendredi 31 Mai 2024.
Le chef du departement des personnels de l’administration autoritaire, Louis Bonaventure Ouléi, le formateur, a par ailleurs exhorté les présidents de mutuelle a ne pas se comporter comme des contre-pouvoirs du chef , et non plus à mettre des bâton dans leurs roues . Il a souligné que » le chef de village est le seul chef de son village « . Louis Bonaventure Ouléi a mis en relief le rôle traditionnel et administratif du chef de village , avant de souligner que c’est à lui seul que revient la mission d’administrer le village . Il a mis l’accent sur l’organisation et le fonctionnement du village en tant que circonscription d’administration de base . Notons que depuis 2014, le village étant une entité traditionnelle, la constituction ivoirienne, selon la loi n°2014-451 du 05 août 2014 portant orientation et organisation générale de l’Administration territoriale l’a conféré la qualité de circonscription administrative de base. Dès lors, le Chef de village a une fonction à la fois traditionnelle et administrative. Au terme de cette formation les chefs ont salué l’initiative de leur hiérarchie qui leur a permis de revisiter leur rangs protocolaire et leur rôle auprès de la population