À l’occasion de sa toute première sortie politique officielle le samedi 22 juin 2024 dernier, à la place Charles Donwahi de Soubré, l’économiste chevronné de renommée internationale, le Ministre Tidjane THIAM s’est implicitement attaqué à la gestion des affaires de l’État par le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) en Côte d’Ivoire.
Bien avant lui, ses collaborateurs avaient planté le décor, sous les acclamations de plus de 200 mille personnes. Qui mieux que TiThi pouvait réussir un tel exercice scientifique de haut standing d’éveil de conscience des ivoiriens en mettant à nu les disconcordances fonctionnelles des « grands Rassembleurs » ivoiriens?
La question de l’élasticité des mandats présidentiels
À Soubré, devant plusieurs milliers de personnes acquises à sa cause, le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a mis le pied pour la première fois sans aucune complaisance à l’égard de qui que ce soit, dans le plat politique, à sa façon, pour dénoncer la dictature voilée qui consiste à confisquer le pouvoir d’État, par le biais des subterfuges et bien d’autres stratagèmes. Très déçu ainsi du mode opératoire politique enveloppé dans un style clanique, le jeune politique TiThi n’a pas manqué de faire la déclaration suivante reprise en choeur, magistralement par le peuple du Bas-Sassandra : » Gouverner, ce n’est pas se maintenir au pouvoir « . Une vraie titille politique dans laquelle le camp d’en face doit inéluctablement se reconnaître, pour avoir pris goût du pouvoir d’État depuis 2010.
Le paradoxe drastique dans le développement de la Côte d’Ivoir
Le développement de la Côte d’Ivoire en dents de scie, malgré l’immensité permanente de ses ressources naturelles et humaines a été fortement décriée par l’économiste émérite aux lunettes carrées, partant de l’exemple palpable de la Région de la Nawa qui est un scandale électrique et agricole, avec un peuple très hospitalier.
D’où son invite au pouvoir de prendre en compte les besoins de ses administrés. « Gouverner, c’est être à l’écoute du peuple et de répondre à ses attentes ; avait-il conseillé. Ce, après avoir démontré avec preuve à la puis le rang dégringolant et alarmant de la Côte d’Ivoire dans le monde : 159e à 166e sur 190, soit première des 30 dernières Nations du monde, avec l’espérance de vie réduite d’un an.
Sa main tendue à tous les ivoiriens pour éjecter démocratiquement le RHDP du fauteuil présidentiel en 2025
Attendu de partout, au même titre que le Messie pour les sortir du marasme politique et économique, TiThi, très conscient de sa mission, a tendu les bras à tous, pour l’aider à éjecter démocratiquement le RHDP en octobre 2025, dans une synergie d’action, du fauteuil présidentiel.
La preuve, candidat hier face à Maurice Kacou Gikahué au sein du PDCI-RDA, il n’a pas manqué de l’encenser publiquement non sans l’inviter à le joindre au pupitre en compagnie de son aîné Djédjé Mady, pour corroborer la thèse de la cohésion sociale et de la paix, gage de sa victoire future en 2025 sur les cadenasseurs du pouvoir d’État.
Son adresse d’espoir aux populations
Outre les politiques, le Ministre THIAM qui se positionne déjà comme le candidat de tous les Ivoiriens épris du vrai changement dans une dynamique de symbiose d’action, leur a promis le progrès et le bonheur. « Notre slogan est le progrès pour tous et le bonheur pour chacun » ; avait rappelé le président du PDCI-RDA.
Mais la réussite d’un tel projet ne se pouvant sans la participation effective des populations aux élections présidentielles en vue, TiThi les a priées d’établir leurs pièces d’identité, sans se faire prier, compte tenu des enjeux futurs.
On peut conclure aisément que fouété dans son orgueil positif et son amour propre, comme Houphouët-Boigny d’alors, devant la misère de son peuple sous les Rassembleurs, le petit neveu du père de l’indépendance de la Côte d’Ivoire est debout. Pour arracher le trône comme Djata, fils de Sogolon Kédjou au Mali, avant 1946. Son prochain meeting, à en croire ses lieutenants, sera brûlant et piquant comme le piment Kpêssè-Kpêssè tant adoré par la Reine des Baoulé Ablaha Pokou.