Dans le monde tumultueux de la radiodiffusion Télévision en Côte d’Ivoire, un événement récent a secoué les fondations de la République. Le Directeur Général de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), autrefois encensé et décoré de l’Ordre du Mérite de la Fonction Publique par l’État lui-même, a chuté de son piédestal pour une raison des plus ironiques : une gestion désastreuse.
Au départ, tout semblait briller pour ce DG. Les projecteurs de la reconnaissance officielle l’avaient éclairé de leurs feux éblouissants. Ils l’ont hissé au sommet de l’arène publique. On l’imaginait déjà, tel un héros des temps modernes, guider la RTI vers de nouveaux horizons de succès et d’excellence. Un Aîné en qui j’ai toujours de l’estime .Cependant, le destin en a décidé autrement.
Quelques mois seulement après cette cérémonie pompeuse de décoration , voilà que les rumeurs de mauvaise gestion commencent à circuler. On chuchote dans les couloirs feutrés du pouvoir, les langues se délient, les langues se délient… Et voilà que surgit l’annonce fracassante : le DG est relevé de ses fonctions pour cause de… mauvaise gestion ! Ironique, n’est-ce pas ?
C’est un peu comme si un chef étoilé se voyait retirer ses étoiles Michelin pour avoir servi des plats brûlés à ses convives. C’est comme si un maestro de la musique était destitué pour avoir dirigé un orchestre en totale cacophonie. La vie nous réserve parfois des tours pendables, même aux plus méritants.
Que ce DG déchu trouve consolation dans le proverbe ivoirien : « Celui qui marche vite peut trébucher, mais celui qui marche lentement ne va jamais nulle part. »
Pendant ce temps, dans les coulisses du pouvoir, on s’affaire à trouver un successeur au DG déchu. Les paris vont bon train : qui aura l’audace de relever ce défi herculéen, redresser la barque de la RTI et redorer son blason terni ? Certains murmurent que même Hercule lui-même hésiterait à s’aventurer dans ces eaux troubles.
Mais au-delà des quolibets , ce triste épisode soulève des questions sérieuses sur la gouvernance et la responsabilité des dirigeants. La leçon est claire : les honneurs d’hier ne garantissent pas le succès de demain. La vigilance et l’intégrité doivent être les gardiens de toute position de pouvoir.
Alors que le rideau se lève sur un nouveau chapitre de l’histoire mouvementée de la RTI, une chose est sûre : la roue tourne, les acteurs changent, mais la morale reste la même. Que ce DG, désormais relégué aux oubliettes de l’histoire, serve d’avertissement à tous ceux qui aspirent à diriger : la route du succès est pavée de bonnes intentions et d’une gestion impeccable, sans quoi le destin peut réserver des surprises aussi amères que l’ironie du sort.
Ainsi va la vie, entre gloire et déchéance, entre honneurs et disgrâce. Que ce conte tragi-comique de la RTI serve de rappel à tous : dans l’arène impitoyable de la gestion publique, la chute peut être aussi soudaine que la montée.
François M’BRA II