La salle de conférence de la préfecture de Daloa a accueilli le samedi dernier , le lancement officiel du projet de sensibilisation visant à prévenir les addictions et à promouvoir la santé des élèves et des étudiants dans les établissements d’enseignement secondaire et supérieur. Organisée par le Groupe de recherche interdisciplinaire pour le développement du centre-ouest (GRIDCOCI) en collaboration avec le Comité interministériel de lutte anti-drogue (CILAD), cette cérémonie avait pour but de sensibiliser et d’éduquer les jeunes sur les dangers des drogues, tout en encourageant des comportements sains et responsables.
Le vice-président du GRIDCOCI, Séka Jean Baptiste, enseignant-chercheur à l’Université Jean Lorougnon Guédé (UJLoG), a souligné l’importance de ce projet face aux défis majeurs auxquels la jeunesse est confrontée, notamment la consommation de drogues, qui touche particulièrement les milieux universitaires et scolaires. Il a rappelé l’absence criante de structures de prise en charge adéquates et a insisté sur la nécessité de la sensibilisation et de la prévention, au-delà de la répression.
Le projet, qui s’étendra sur cinq ans, se divise en deux volets : le milieu scolaire, intitulé « Succès », et le milieu universitaire, intitulé « Alerte ». La cérémonie de lancement a également été marquée par l’investiture du comité local de lutte anti-drogue, composé de membres du GRIDCOCI, d’enseignants du secondaire et d’autres professionnels de l’éducation. Séka Jean Baptiste a affirmé que le comité vise à mobiliser toutes les compétences nécessaires pour lutter contre ce fléau, y compris pendant les vacances.
Le Professeur Kouman Yao Ronsard, secrétaire général du CILAD, a animé une conférence sur les défis et perspectives de la nouvelle loi N°2022-407 du 13 juin 2022, qui concerne la lutte contre le trafic et l’usage illicite des stupéfiants, des psychotropes et des précurseurs en Côte d’Ivoire. Il a salué cette initiative et la législation associée, les qualifiant d’avancées majeures dans la lutte contre la drogue, et a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour assurer le succès du programme.
En somme, ce projet représente un effort concerté pour réduire les comportements déviants associés à la consommation de drogues dans les milieux scolaires et universitaires, et pour protéger la jeunesse ivoirienne contre ce fléau.