La soirée du jeudi 18 juillet 2024 de l’émission débat entre 2 news de reflet TV a reçu Abel Djohoré, membre du conseil politique du RHDP et Pulchérie Gbalet, présidente d’alternative citoyenne ivoirienne pour décrypter l’actualité nationale du pays. Une chaude empoignade d’idées contradictoires entre ces deux personnalités a tenu en haleine les téléspectateurs.
Abel Djohoré, membre du conseil politique du RHDP, par ailleurs coordonnateur adjoint de la région du Goh, était face à Pulchérie Gbalet, présidente d’alternative citoyenne ivoirienne, consultante et membre de la société civile, sur le plateau de la chaîne de télévision reflet TV pour débattre des sujets d’actualité de la Côte d’Ivoire. » Le climat sociopolitique à 15 mois de la présidentielle ». C’est autour de ce thème que les deux personnalités ont essayé d’éclairer la lanterne des téléspectateurs. Ce fut un débat très animé compte tenu de la teneur de l’actualité ivoirienne, et les invités ont passé en revue la notion de la cherté de vie. Pour Djohoré Abel, les ivoiriens se sont toujours plaints de la cherté de la vie quelque soit le régime qui dirige le pays. Ce n’est donc pas un fait nouveau. » La cherté de la vie est une rethorique. Quand on veut la qualité de la vie on paye le prix. Notre régime améliore les conditions de vie des ivoiriens ». Selon lui, il y a des facteurs exogènes qui occasionnent ce fait. Il a cité entre autres, la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les denrées périssables dont la fixation des prix n’est pas du régime RHDP. Quant à Pulchérie Gbalet, certaines décisions que prennent le pouvoir impactent sur la vie des ivoiriens. À titre d’exemple, le monopole de la commercialisation du riz attribué à une seule personne, le coût élevé de l’électricité, la corruption généralisée, etc. Il appartient à l’Etat de trouver des stratégies pour ne pas que la vie soit chère.
La coalition des partis politiques de l’opposition n’ebranle pas le RHDP, suite à l’appel lancé par Laurent Gbagbo lors de son meeting à Bonoua. » Le bilan du président Alassane Ouattara est largement positif et tourne à notre faveur au norme des infrastructures réalisées durant sa mandature Je suis de Ouragahio et lorsque vous y rendez, il ya du bitume, de l’eau courante dans tous le village environnants Alors qu’un fils de cette sous-préfecture fut président de la république Et rien n’a été fait. Grace au président Ouattara, Ouragahio a un visage rayonnant. La vie sociale est paisible » rétorque Abel Djohoré. C’est pourquoi il a affirmé que le président Alassane Ouattara est » le candidat naturel et officiel du RHDP pour les élections présidentielles de 2025, on n’a pas besoin de faire une convention pour le choisir. Il l’est déjà et nous allons gagner les élections afin qu’il poursuive ces actions de développement pour le bonheur des ivoiriens. N’en déplaise à ceux de l’opposition qui refusent de voire la vérité « . Faux! rétorque Pulchérie Gbalet qui pense que le volet social à été mis de côté. Pour cela, il sera difficile pour le RHDP de gagner les élections présidentielles si » la CEI est entièrement assainie et se departie des partis politiques à son sein ». Cette appréciation du membre de la sociéte civile a fait bondir le coordonnateur adjoint RHDP du Goh, qui, selon lui, elle fait des analyses d’homme politique. » Je doute que vous soyez de la société civile parce que vous défendez des positions politiques. Ayez le courage d’assumer appartenir à un parti politique » a-t-il soutenu. » Je ne milite pas dans aucun parti politique. Je suis bel bien de la société civile » répond Pulchérie Gbalet non sans fait savoir que la société civile travaille dans le développement et n’a pas de sujet qui lui soit interdit. » Nous travaillons dans le contrôle citoyen de l’action publique, nous critiquons tout ce que fait le politique et faisons des propositions » a-t-elle précisé.
La question de la transhumance politique a été évoquée au cours de cette émission débat. Abel Djohoré et Dr Ousmane Cherif, membre du bureau national de la JPDCI ont tous deux condamné cette pratique. Pour mettre fin à cela, Djohoré Abel propose l’établissement d’un certificat de résidence du nouveau lieu où le candidat souhaiterait voter, il faut aussi résider pendant 6 mois dans la circonscription et rester sur la chapelle du parti jusqu’à la fin du mandat.
Désiré Kouassé