À l’occasion de la commémoration de l’an un de la disparition de l’ex-président de la République et du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, les militants dudit parti s’engage à honorer sa mémoire avec différentes actions. Cette annonce a été faite au cours d’une interview que nous a livré, le deuxième adjoint au maire de de Sakassou, Toto Kouakou N’Guessan Alain à sa résidence sis à Sakassou, le mardi 30 juillet 2024. Au cours de cette interview, l’ex président de la JPDCI-RDA de Sakassou et permanent du délégué communal 1 s’est prononcé sur les actions mises en place pour pérenniser la mémoire de l’illustre disparu, Henri Konan Bédié sans oublier de parler de la vie politique du parti septuagénaire à l’orée des présidentielles de 2025.
Vous en tant que premier militant d’abord, qu’est-ce que vous vous retenez de ce grand homme qui fût à la tête du Pdci-Rda ?
Comme vous l’avez dit, je suis Pdci, Pdci de sang et Pdci de formation aussi. Ce que nous retenons du président, Henri Konan Bédié ce sont de bonnes choses et de bons souvenirs. En effet, le président Henri Konan Bédié est l’héritier direct du président Félix Houphouët Boiny, parce qu’il a poursuivi l’oeuvre du président Félix Houphouët Boigny, le père fondateur. C’était un homme de paix, un homme de vision et un homme très sage. On ne peut pas l’oublier, on n’a que de bons souvenirs de lui.
Des souvenirs concrets?
Comme souvenirs concrets, il faut dire que par exemple c’est lui qui a ramené la paix en Côte d’Ivoire. Si ce n’était que sa sagesse lors du coup d’État en 2002, il aurait eu un bain de sang en Côte d’Ivoire, mais il a trouvé le bon moyen pour éviter qu’il ait un bain de sang en Côte d’Ivoire. C’est un bon Akan, par ce que un Akan n’aime pas le sang.
D’accord, un an après sa disparition, comment les militants vient-ils sa disparition?
Il faut dire que c’est impossible, on ne peut pas le remplacer. Comme on le dit souvent, on ne remplace pas l’équipe qui gagne. Personne ne peut oublier, surtout à Sakassou, le président Henri Konapetit, parce que c’est un homme irremplaçable. C’est vrai, on peut l’imiter, on peut continuer ce qu’il a déjà débuté, mais on ne peut pas le remplacer et à Sakassou, nous le portons toujours dans nos cœur.
Alors, pour rendre hommage à ce grand homme, que comptent organiser la ville de Sakassou pour dire merci à l’illustre disparu ?
En collaboration avec les délégués et les vice-président du parti nous organiserons des messes d’action de grâce pour prier pour le repos de l’âme du président, Henri Konan Bédié. Il aura des séances de prières à la mosquée, dans les églises et même les lieux de culte durant une semaine. Plusieurs autres actions seront initiées pour immortaliser, le président Bédié.
Est-ce que les militants, après sa disparition ont accepté de continuer de suivre le Pdci-Rda, principalement à Sakassou ?
Les militants de Sakassou ont décidé de conserver l’image du président Henri Konan Bédié en croyant toujours au Pdci-Rda. Par ce que, pour eux, s’ils relâchent, c’est comme s’ils n’avaient aucune considération pour le président Henri Konan Bédié. Donc, ils ont décidé de tout faire pour honorer son image et de continuer à se battre pour que le Pdci-Rda demeure toujours à Sakassou et que Sakassou soit un exemple pour toutes les régions de la Côte d’Ivoire.
Est-ce que cela explique votre succès aux élections passées?
Je peux dire oui, vous voyez par exemple ici, quand le président Henri Konan Bédié est décédé, nous avons dit que pour vraiment honorer sa mémoire, pour que vraiment tout le monde sache que ça nous fait mal nous devons poser un acte fort comme c’est pas tout le monde qui a l’occasion de partir à Daoukro pour les funérailles. Alors, le meilleur acte à poser, c’est de tout faire pour que le Pdci-Rda triomphe à Sakassou et, c’est ce que nous avons fait. Et le Pdci-Rda a triomphé. C’est ce que nous faisons et nous continuerons de le faire à Sakassou. Nous n’allons jamais donner Sakassou à un autre parti politique. Sakassou est une ville royaume et c’est ici qu’est partie l’idée de l’éléphant. Donc, nous ne pouvons pas ternir notre image, nous ne pouvons pas laisser une autre parti politique venir occuper Sakassou, cela serait comme le déshonorer et nous nous battons toujours pour que cela n’arrive pas. Nous continuons de sensibiliser nos parents afin que ceux-ci puissent continuer d’épouser l’idée que seul le Pdci-Rda peut ramener la paix en Côte d’Ivoire.
Est-ce qu’aujourd’hui, les militants arrivent à accepter le nouveau président du Pdci-Rda, Tidjane Thiam ?
Au début c’était quand même un peu difficile de comprendre les choix de Tidjane Thiam. Mais, comme vous le savez, ici à Sakassou, c’est la discipline. Déjà, quant-on nous a dit que le président Henri Konan Bédié sera remplacé par le président Tidjane Thiam, automatiquement, nous avons épousé l’idée. Parce que, finalement, il faut respecter les ordres donnés par la direction du parti. Tidjane Tiam est venu et il ne fait pas autres choses que ce qui a été tracé par le Pdci-Rda. Et quand on voit même ces interventions, à travers ces interventions, nous voyons cette sagesse qui a été cultivée par le Pdci-Rda. Donc, à Sakassou, tout le monde est d’accord que Tidjane Thiam puisse vraiment diriger notre grand parti. Aujourd’hui, grâce à plusieurs actions de sensibilisation, nous avons réussi à fédérer nos militants autour de notre nouveau leader. Je vous rassure qu’il n’y a aucune division au sein de notre parti et nous sommes déterminés à reconquérir le pouvoir d’État. Nous nous sommes déjà engagés dans le processus de la révision de la liste électorale car, notre force au Pdci-Rda, ce sont les urnes. Nos secrétaires de sections et nos jeunes parcourent plusieurs localités afin d’inviter les militants à s’inscrire durant cette opération.
Vous qui êtes dans les zones les plus reculées à l’intérieur de la Côte d’Ivoire, que souhaitez-vous que le nouveau président fasse à l’endroit des militants pour la reconquête du pouvoir d’État ?
Moi, je voudrais que le président, d’abord en tant que président du parti fasse ce qu’il a fait à Soubré dans toutes les localités afin de galvaniser les militants. Ces genres de tournées permettent de galvaniser les militants et de rallumer la flamme militante. J’ai eu à rencontrer des personnes qui étaient vraiment contentes d’avoir reçu le président Tidjane Thiam dans leurs régions, ça les a beaucoup galvanisés. Au nord, par exemple, il faudrait que Tidjane Thiam fasse un tour au nord car il y’a des militants là-bas. C’est vrai, on a l’impression que tout le monde est RHDP, mais c’est pas vrai. Maintenant, quand il sera le président de la Côte d’Ivoire, qu’il fasse la promotion des valeurs. Je souhaiterais qu’il n’oublie pas les anciens.
Vous avez un message à l’endroit de tous vos militants ?
D’abord, à l’endroit des militants, je dirais qu’ils ne doivent pas avoir de crainte, par ce que la présidence va nous revenir en 2025. Mais il faut que nous puissions continuer de travailler. Que nous soyons, dans la campagne de proximité. Car, il faudrait que chacun, dans sa localité. essaie de sensibiliser tous ceux qui sont autour de lui. N’attendons pas que quelqu’un d’autre vienne nous dire de le faire, c’est notre chose. Nous portons en mémoire, notre président Henri Konan dans notre cœur. Nous prions qu’il ait une bonne place au paradis.
Prince koffi