Opposés à l’investiture d’un membre dissident de la mutuelle de développement économique et social de Bangolo-Tahouaké en qualité de président de ladite mutuelle, un essaim de jeunes dudit village ont pris d’assaut la sous-préfecture de Guinglo-Tahouaké pour exprimer leur ras-le-bol.
Devant le local du représentant du Président de la République de Côte d’Ivoire dans leur localité, les jeunes de Bangolo-Tahouaké ont organisé une marche pacifique au cours de laquelle ils ont scandé haut et fort le nom de Mme Guéladé Blandine en guise d’adhésion à sa bataille pour développer leur village. « On veut Guéladé Blandine », » On veut la présidente « ; a-t-on entendu les jeunes crier. Sur des pancartes étaient écrits » On veut Adjaro mais pas de deuxième mutuelle « .
Convoqués par M. Oula Justin, doyen des cadres de Bangolo-Tahouaké, les jeunes ont réitéré fermement leur position suivante : leur soutien totale à la présidente Guéladé Blandine de la MUDESBAT et leur ferme opposition à l’investiture du membre dissident de la MUDESBAT.
Rappelons qu’après la brillante élection de Mme Guéladé Blandine en qualité de présidente de la MUDESBAT, M. Guéhi Ferdinand, l’un des candidats battus par Mme Guéladé Blandine à 72% des suffrages exprimés a décidé de ramer à compte courant de toutes les actions de développement entreprises par elle, auréolé de ses soutiens au Conseil régional du Guémon, dans la chefferie traditionnelle et au RHDP. Une posture administrative vertement corroborée le samedi 31 août dernier par les différentes menaces du vice-président du Conseil régional du Guémon chargé du Département de Bangolo, à l’égard de la présidente élue à Abidjan.
La cérémonie d’investiture du membre dissident prévue le 7 août 2024 prochain par le Ministre délégué aux affaires maritimes s’annonce déjà très électrique. Un report de cette activité par le corps préfectoral, afin d’aplanir ce différend entre les cadres contribuerait à la préservation du climat de paix et de cohésion sociale dans cette localité qui a connue les affres de la crise post-électorale très meurtrière en 2010.