Une rencontre d’information et de sensibilisation s’est tenue le lundi 23 septembre 2024 dans la salle de réunion de la préfecture de Soubré, sous l’égide du préfet de la région de la Nawa, M. Kouamé BI Kalou Clément. Cette rencontre, présidée par le secrétaire général 1 de préfecture, Konan Kouadio Ambroise, visait à informer les populations sur le projet de recensement et de géolocalisation des lieux de culte ainsi que des associations à caractère culturel et laïc.
Le secrétaire général a salué l’initiative, la qualifiant de « salutaire », avant de céder la parole à l’expert consultant du Conseil National de Sécurité (CNS), M. Koné Moussa, pour un exposé détaillé. Ce dernier a expliqué que l’objectif de cette campagne est de cartographier et de répertorier l’ensemble des lieux de culte et des associations culturelles et laïques dispersés à travers le territoire national.
« Le gouvernement a initié ce projet parce que nous avons constaté l’absence de données fiables concernant ces associations et lieux de culte. Il est primordial pour un État qui se respecte de mettre de l’ordre dans ces organisations afin qu’elles soient bénéfiques pour tous », a déclaré M. Koné Moussa.
Le projet, qui a débuté en juin 2023 dans les régions du Denguélé, du Poro, du Gontougo, du Zanzan et de Gbêkê, est maintenant en cours d’expansion vers d’autres régions, dont la Nawa. Après cette phase d’information, les équipes de recensement et de géolocalisation seront déployées sur le terrain. M. Koné a également rassuré les participants qu’une nouvelle réunion se tiendra avant le déploiement pour présenter les agents recenseurs.
Mme Yao Nina, de la Direction Générale de l’Administration du Territoire, a souligné l’importance de ce projet pour la crédibilité de l’État. « Il est essentiel de connaître les acteurs de la société civile, leur situation juridique et leur emplacement géographique », a-t-elle affirmé.
Ce projet représente une avancée significative dans l’organisation des structures associatives et religieuses du pays, apportant une plus grande transparence et une meilleure gestion des données au niveau national.