Depuis ce jeudi 26 septembre 2024, un atelier de renforcement des capacités, dédié au développement des services pour les travailleurs migrants, se tient à Yamoussoukro. Cet atelier, d’une durée de deux jours, réunit les organisations syndicales de Côte d’Ivoire.
Organisé dans le cadre des interventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), cet événement vise à promouvoir le travail décent en Côte d’Ivoire à travers une meilleure gestion de la migration de main-d’œuvre. Le programme intégré de recrutement équitable, intitulé FAIR III et financé par le ministère des Affaires étrangères d’Italie ainsi que par la coopération suisse, joue un rôle central dans ces initiatives.
L’OIT, à travers le projet FAIR III et son Bureau pour les activités des travailleurs (ACTRAV), s’engage à renforcer les capacités des syndicats. Cet effort inclut le développement des compétences, l’accès à l’information et une meilleure compréhension des pratiques de recrutement équitable. Par ailleurs, l’accent est mis sur la sensibilisation aux risques liés à la migration irrégulière. L’objectif est également d’améliorer la gestion des centres d’accueil pour les migrants et de garantir une mise en œuvre efficace des protocoles de partenariat.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Kattia Paredes Moreno, Spécialiste principale des activités des travailleurs pour le Bureau Pays Abidjan, a exprimé sa satisfaction : « C’est avec un immense plaisir que je participe à cet atelier syndical de renforcement des capacités. »
Elle a souligné l’importance croissante de la migration de main-d’œuvre dans le contexte global actuel, rappelant que 169 millions de travailleurs migrants, dont 41,5 % de femmes, sont répartis à travers le monde. « Ces travailleurs sont souvent confrontés à des conditions précaires, à un accès limité aux droits du travail et à une protection juridique insuffisante », a-t-elle regretté. Elle a encouragé les syndicats à jouer un rôle crucial dans la défense des droits des travailleurs migrants et dans la promotion du travail décent.
Selon Kattia Paredes Moreno, la migration de main-d’œuvre est un défi majeur qui nécessite des syndicats bien informés, autonomes et dotés d’une réelle capacité d’influence. Elle a insisté sur l’importance de la liberté syndicale et de la capacité des organisations à former des coalitions pour garantir aux travailleurs, y compris les migrants, des conditions de travail dignes.
Koffi Assieni, Secrétaire Général Adjoint de l’Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), a salué l’initiative en déclarant : « Nous saluons la mise en place de l’espace migrants et toutes les actions entreprises pour promouvoir le travail décent et la justice sociale. »
Pour lui, cet atelier constitue une étape clé dans l’engagement de l’OIT à renforcer les capacités des organisations syndicales en Côte d’Ivoire. Grâce au projet FAIR III, l’OIT continue de soutenir les syndicats dans leurs efforts pour relever les défis liés au recrutement équitable et favoriser un monde du travail plus juste.