La deuxième session ordinaire du Sénat pour l’année 2024 s’ouvrira à Yamoussoukro le jeudi 10 octobre 2024. À cette occasion, Sidibé Valy, président du Comité scientifique du Colloque, a annoncé la tenue du Colloque des Sénats d’Afrique en marge de cette session.
Le Sénat se réunira donc à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix à Yamoussoukro pour entamer ses travaux. En parallèle, les 10 et 11 octobre, se tiendra ce Colloque international. L’annonce a été faite le vendredi 4 octobre 2024 par Sidibé Valy, président de la Commission des affaires générales et institutionnelles des collectivités territoriales au Sénat, à la permanence de l’institution, située à Abidjan, dans le quartier Riviera Attoban.
« Ce Colloque représente un rendez-vous crucial. Il est essentiel que les sénateurs se rencontrent pour échanger sur leurs pratiques. Pour nous, en Côte d’Ivoire, il est important de comprendre, par exemple, le fonctionnement du Conseil en Algérie, un équivalent de notre Sénat. Comprendre son rôle par rapport à l’Assemblée nationale et à l’exécutif est indispensable. Beaucoup se demandent si les Sénats sont de simples chambres d’enregistrement ou s’ils apportent une véritable plus-value dans les processus législatifs. Ces questions préoccupent, et il est important que la société, ainsi que certains sénateurs eux-mêmes, prennent conscience des véritables fonctions de ces institutions. Ce Colloque sera une occasion d’apporter des réponses à ceux qui remettent en question l’utilité du Sénat », a-t-il expliqué.
Onze Sénats africains participeront à cet événement. Sidibé Valy a également annoncé la présence de Gérard Larcher, président du Sénat français, comme invité d’honneur. Des experts des institutions parlementaires, des juristes, des historiens, ainsi que des philosophes de la politique seront également présents pour enrichir les débats.
« Le Colloque sera un espace ouvert d’échanges d’expériences entre les Sénats déjà établis et notre jeune Sénat. Trois axes majeurs structureront les discussions : un rappel historique des Sénats, des interventions axées sur leurs fonctions et leur fonctionnement, et enfin une réflexion sur les perspectives des Sénats africains. L’objectif est que le Sénat ivoirien puisse en tirer des leçons pour mieux affiner son rôle. Nous souhaitons offrir à notre public une compréhension claire des Sénats », a-t-il ajouté.
Enfin, il a précisé que les présidents des Sénats africains présents travailleront à la création d’un organe fédérateur. Celui-ci favoriserait un partage d’expériences et de ressources humaines entre les Sénats du continent. Ce Colloque est désormais inscrit comme une activité officielle du Sénat ivoirien.