La seule route qui permet de transporter le cacao de Man vers le port de San Pedro est fortement dégradée . Face aux risques de tout genre ,sur le trafic de ce produit de souveraineté vers ce port d’exportation , les sociétés coopératives de Man s’inquiètent s’inquiètent de jour en jour . La PCA de la société coopérative Sunga, Bamba Bernadette au nom des opérateurs et producteurs de cacao, a attiré l’attention des décideurs sur ce problème , le samedi 26 octobre à leur siège de Man.
Bamba Bernadette s’est dite très préoccupée par l’état de la route Man-Issia-San Pedro , avec ses conséquences sur les activités des producteurs et opérateurs du cacao et du café . » Souvent quand les camions remorques chargés de produits basculent du fait de la présence de nids de poules , il y a des sacs qui tombent . C’est une perte . Il arrive même que des camions tombent en panne sur cette voie , et tout le temps passé là-bas est compté dans les frais de transport . Sans oublier que le phénomène de coupeur de route est la pire chose à laquelle les usagers de cet axe sont exposés. » s’est préoccupée la PCA de Scoop Sunga.
Avant de poursuivre : » Si nous devons faire le grand détour pour aller au port d’Abidjan, c’est plus coûteux eu égard à notre marge bénéficiaire. C’est le lieux de plaider auprès de nos gouvernants afin qu’ils réhabilitent la voie Man- San Pedro- Issia. Une voie qui est devenue la voie du cacao, quand on sait que tout le cacao de l’ouest y transite jusqu’au port de San Pedro. »
Un cri de cœur qui doit avoir écho auprès des gouvernants ,au risque de voir le premier port en Côte d’Ivoire d’exportation du cacao être un sanctuaire désert au détriment du port d’Abidjan . Tout simplement parce que la nouvelle boucle du cacao s’est déplacée à l’ouest , et le port de San Pedro est le proche stratégiquement . Sans oublier que le difficile trafic sur cet axe , peut engendrer un autre phénomène , la fuite des produits agricoles vers les pays limitrophes. Fléau qui constitue pour l’Etat ivoirien , une préoccupation depuis des décennies .
Notons que ces échanges étaient pour la PCA de Scoop Sunga , une occasion de rendre un vibrant hommage aux décideurs qui ont vu à la hausse le prix bord champ du kilogramme du cacao à 1800 f et celui du café à 1500 f CFA . Une situation qui arrange tous les acteurs agricoles de Côte d’Ivoire , parce qu’elle permet de faire face aux charges des opérateurs et aux planteurs de vivre décemment . Elle a aussi fait savoir que pour sa coopérative , le prix CAF de 60 % réservé au producteurs de cacao n’est un souci pour la bonne marche de la filière. La question des infrastructures routières , est la plus urgentes .
AXEL GONKANOU.