Ce vendredi 15 novembre, la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire, Yamoussoukro, a vibré au rythme de la célébration de la Journée Nationale de la Paix. Organisée par la Direction Régionale des Eaux et Forêts, cette journée a été marquée par une marche de cohésion sociale et une opération de plantation de 1 200 arbres, notamment des tecks, sur le site du Président Golf Club de Yamoussoukro.
Les festivités ont débuté par une marche réunissant toutes les forces vives de la ville. Autorités administratives, élus locaux, ONG, citoyens, ainsi que tous les corps d’armées, sans distinction, ont uni leurs efforts pour promouvoir la paix et la cohésion sociale.
Dans son intervention, le représentant du maire de Yamoussoukro a salué l’initiative, soulignant l’importance de telles activités :
« Ces doubles activités, alliant sport et reboisement, ne sont pas seulement bénéfiques pour notre santé physique, mais aussi pour l’équilibre de notre environnement. À l’approche des élections, cultivons un comportement de paix pour préserver l’héritage de notre grand-père, Félix Houphouët-Boigny. »
Le préfet de région, Coulibaly Gando, président de la cérémonie, a quant à lui mis en avant le rôle crucial de l’arbre dans la recherche de la paix :
« L’arbre est symbole de bien-être. Il représente la sérénité et la paix, comme dans nos villages où les palabres se règlent sous l’ombre apaisante des arbres. Planter un arbre, c’est donc planter un avenir paisible pour nos communautés. »
Le Directeur Régional des Eaux et Forêts, colonel Batto Florent a expliqué que cette opération de reboisement répondait à une directive nationale visant à replanter un hectare par région. À Yamoussoukro, deux hectares seront couverts, symbolisant l’engagement écologique du district et de la région du Bélier.
Selon lui, les effets du changement climatique, tels que les migrations forcées et les conflits liés aux ressources, soulignent l’urgence de préserver l’environnement :
« Planter un arbre, c’est lutter contre les conflits climatiques et promouvoir un environnement sain pour les générations futures. »
Les 1 200 plants mis en terre sont principalement des tecks, une essence robuste capable de résister aux conditions climatiques actuelles.
Avec la participation des forces armées, cette journée a aussi renforcé l’importance de leur rôle dans la préservation de la paix. Leur engagement lors de cette marche a symbolisé l’unité et la solidarité nécessaires pour garantir un climat serein dans le pays.
Cette Journée Nationale de la Paix à Yamoussoukro s’est ainsi achevée par un appel fort à la responsabilité collective. Maintenir la paix, protéger l’environnement, et cultiver des valeurs de fraternité. À l’approche des échéances électorales, les autorités espèrent que ces initiatives serviront de tremplin pour des comportements pacifiques et respectueux.
La célébration a montré que la paix n’est pas qu’une absence de guerre, elle est aussi un bien-être intérieur et extérieur que chacun doit contribuer à construire.