Pendant deux jours, les représentants des collectivités territoriales ivoiriennes, notamment ceux de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI) et de l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI), se sont réunis à Yamoussoukro pour un atelier axé sur la dimension sociale de la transition écologique. Cet événement, organisé par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et soutenu par le Bureau International du Travail (BIT), s’est déroulé les 28 et 29 novembre, à l’ombre de la Basilique Notre-Dame de la Paix.
Depuis l’Accord de Paris en 2015, la Côte d’Ivoire s’efforce de relever les défis liés au changement climatique à travers des initiatives telles que le développement des énergies renouvelables et l’adaptation aux impacts environnementaux. Cependant, comme l’a souligné N’goran Koffi Marcos, coordonnateur du projet, « notre modèle économique actuel n’est pas viable si nous continuons à dépendre des énergies fossiles. La transition écologique est une nécessité pour garantir un avenir durable. »
Les collectivités territoriales, en première ligne pour la mise en œuvre des politiques locales, jouent un rôle crucial dans l’intégration des dimensions sociales et climatiques dans leurs plans de développement. Cet atelier visait à renforcer leurs compétences et à les sensibiliser sur l’importance d’une transition écologique équitable et inclusive.
L’objectif principal de cette rencontre était d’aider les participants à mieux comprendre les impacts sociaux et économiques des changements climatiques tout en favorisant une transition juste. Les travaux ont été organisés autour de plusieurs axes. Sensibiliser les élus locaux sur les effets du changement climatique sur les emplois et les revenus, Encourager l’intégration des dimensions sociales et de genre dans les plans climat locaux , Promouvoir la création d’emplois verts et un développement économique durable.
Cet atelier a réuni 30 participants, incluant les membres des bureaux exécutifs de l’ARDCI et de l’UVICOCI, des directeurs en charge des questions environnementales, des représentants du Comité de pilotage du projet, et des experts en transition écologique.
Saih Évariste Anthony, représentant du ministère de la Décentralisation et du Développement Local, a insisté sur la nécessité d’une action collective : « Les collectivités territoriales sont le rempart le plus adapté face aux défis climatiques. C’est ensemble, par des synergies d’action, que nous pouvons atténuer les impacts croissants sur nos territoires et populations. »
Pour sa part, N’goran Koffi Marcos a exhorté les élus locaux à adopter des politiques audacieuses : « Il est temps de repenser nos modes de production et de consommation. La transition écologique doit être inclusive et juste, conciliant développement économique et protection de l’environnement. »
Les conclusions de cet atelier devraient aboutir à l’élaboration de politiques locales mieux adaptées, avec un accent particulier sur la formation, le recyclage et l’innovation. L’objectif est de stimuler la création d’emplois verts tout en garantissant une inclusion sociale accrue.
Les intervenants ont également appelé à une concertation renforcée entre les acteurs locaux, le gouvernement et les partenaires sociaux. Les collectivités territoriales sont désormais appelées à devenir des moteurs de changement dans la lutte contre le changement climatique en Côte d’Ivoire.