Les conflits de leadership dans le village de Bangolo-Tahouaké, dans le Département de Bangolo semble très loin de prendre fin, après l’agression le 29 novembre dernier des partisans du second chef de village par un maître de Karaté, alors qu’ils sortaient d’une audience avec le Sous-préfet de Guinglo-Tahouaké. L’agresseur a quant à lui formellement été indentifié par ses victimes.
Les faits, le 29 novembre 2024 dernier
Soucieux de favoriser un climat de paix depuis la contestation du chef de Bangolo-Tahouaké par une frange de la population après le passage en force des hauts cadres du Guémon au niveau de la mutuelle de développement dudit village, le Sous-préfet de Guinglo-Tahouaké a convoqué les deux parties rivales de la chefferie pour un dialogue-direct constructif et inclusif.
Une audience au terme de laquelle, sur le chemin de retour, le second chef du village de Bangolo-Tahouaké et son staff ont été agressés par un maître d’arts martiaux formellement indentifié, en pleine journée, originaire de ce village.
Bilan de l’agression du 29 novembre 2024 à Bangolo-Tahouaké
Mrs Gaodé Jean Franck et Bognon Tia Romain ont grièvement été blessés à la tête le 29 novembre 2024 à Bangolo-Tahouaké, village du Département de Bangolo, dans une attaque au nunchakou contre le deuxième chef dudit village et ses partisans. L’arme du crime saisie, une plainte immédiatement portée au Tribunal de Première Instance de Man.
Une plainte portée contre Yoro Arnaud, muni d’un certicat médical
L’affaire est loin d’être terminée aussi facilement comme certains cadres voudraient ou tentent de manoeuvrer en sourdine, dit-on, pour éviter de faire le lit permanent de l’impunité dans la Sous-préfecture de Guinglo-Tahouaké, dans la Région du Guémon. Ainsi, muni d’un certificat médical, une plainte a été portée par M. Gaodé Jean Franck contre M. Yoro Arnaud, pour « coups et blessures volontaires » au Tribunal de Première Instance de Man.
À Bangolo-Tahouaké, lieu de l’agression du second chef de ce village et ses partisans par le sieur Yoro Arnaud formellement indentifié, les regards sont désormais résolument tournés vers le Procureur près du Tribunal de Première Instance de Man pour étancher leur soif ardente de justice et de quiétude.
Plaidoirie pour une paix durable à Bangolo-Tahouaké
Notons que les crises latentes de bicéphalisme dans le village de Bangolo-Tahouaké au sein de la chefferie traditionnelle et de la mutuelle de développement ont connu un véritablement rebondissement, depuis le passage en force orchestré par l’intronisation contestée du président de la seconde mutuelle par le président du Conseil Régional du Guémon. Ce jour, plusieurs jeunes du camp de Mme Guéladé, la présidente de la Mutuelle de Développement Économique et Social de Bangolo-Tahouaké (MUDESBAT) avaient été passés à tabac par des hommes commis pour la sécurité de l’événement, sur des vidéos qui ont fuité sur les réseaux sociaux. Cet énième rebondissement dans cette crise pour l’heure locale, si l’on y prend garde, risque de porter un coup fatal à l’union, à la paix et à la cohésion sociale dans cette partie du District autonome des Montagnes déjà profondément balafrée par la politique du bambou et du varan des hauts cadres issus des formations politiques. C’est pourquoi les efforts conjugués de tous, dans un langage de vérité comme ce fut récemment le cas à Gloplou dans le Canton Zibiao de Bangolo sont vivement souhaités dans cette partie du Guéréland toujours en proie à des conflits de leadership entretenus par des politiques.
Ouncado Pierrot