Sur instruction du préfet de la région du Gbêkê et préfet du département de Bouaké, Tuo Fozié, le directeur régional du Commerce et de l’Industrie, Fadiga Mamadou, a rencontré les bouchers de la ville afin de les mettre en garde contre toute violation du plafonnement des prix de la viande de bœuf fixé par l’État de Côte d’Ivoire. Cette rencontre d’échanges et d’information s’est tenue le lundi 10 mars 2025 à la Chambre de commerce et d’industrie de Bouaké.
Cette mise en garde fait suite à une hausse constatée des prix de la viande de bœuf sur les marchés locaux. Plusieurs acteurs du secteur ont pris part à cette séance, notamment Diaby Abdoulaye Kassamba, président de l’Association des consommateurs de Gbêkê, et Traoré Kassoum, président des bouchers de Bouaké.
Lors de cette rencontre, le directeur régional du Commerce et de l’Industrie a dénoncé l’augmentation injustifiée du prix du kilogramme de viande de bœuf par les bouchers :« Le préfet de région nous a instruits de rencontrer les bouchers à la suite d’une augmentation des prix. En effet, le kilogramme de viande de bœuf avec os, qui était à 2 500 FCFA, est passé à 3 000 FCFA, et celui sans os est passé de 3 500 FCFA à 5 000 FCFA. Cette situation pénalise les consommateurs, surtout en cette période de jeûne musulman et chrétien »*, a-t-il déclaré avant de mettre en garde les commerçants.
Fadiga Mamadou a rappelé que les autorités procéderont à des contrôles rigoureux pour s’assurer du respect des prix plafonnés :« Nous sommes venus avertir les commerçants afin qu’ils se conforment aux tarifs fixés par l’État. Dès demain matin, en collaboration avec les forces de l’ordre, nous allons sillonner les marchés pour vérifier leur application. Les périodes de jeûne ne doivent pas être une occasion d’augmenter les prix »*, a-t-il insisté.
Il a également précisé que les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères :« Tout commerçant qui ne respecte pas la réglementation encourt des amendes transactionnelles et des peines de privation de liberté. Nous appelons également à ne pas créer de pénurie artificielle en retenant le bétail pour spéculer sur les prix. Ceux qui s’adonneront à de telles pratiques subiront la rigueur de la loi »*, a-t-il averti.
Quant au commissaire principal, chef du district de police de Bouaké, Digbé Simon a invité les bouchers à suivre à la lettre les avertissements du directeur régional afin d’éviter de s’exposer à la rigueur de la loi.
De son côté, Samaké Moumini, président régional des bouchers, a reconnu la hausse des prix, qu’il attribue à une pénurie de bétail :« Effectivement, le prix de la viande de bœuf a augmenté en raison d’un manque de bétail. Nous abattions auparavant une centaine de bœufs par jour, mais aujourd’hui, nous en sommes à environ 70. De plus, des acheteurs libériens viennent s’approvisionner ici, ce qui réduit notre stock. Nous devons éviter de prendre des décisions sans consulter les autorités. Nous allons sensibiliser les bouchers au respect des prix réglementés », a-t-il promis.
Prince Koffi