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Bouaké : Un projet lancé pour lutter contre les avortements non sécurisés et clandestins.

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Afin de contribuer à la réduction du taux d’avortements non sécurisés et clandestins dans la région de Gbêkê, l’ONG Aidscom a procédé, le jeudi 13 mars 2025, au lancement officiel de son projet dénommé « Aladje », à la préfecture de région de Bouaké. Ce projet vise à renforcer la sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive à travers des séances d’information et des campagnes de sensibilisation de masse, notamment en milieu rural. L’objectif est d’informer les jeunes filles et les femmes sur les risques et les conséquences des avortements clandestins, qui restent une cause majeure de mortalité maternelle en Côte d’Ivoire, particulièrement dans la région de Gbêkê. D’une durée de trois ans, « Aladje » cible les personnes âgées de 15 à 49 ans.

À cette occasion, Désirée Kamana, coordinatrice du projet, a souligné l’importance de cette initiative : « En Côte d’Ivoire, de nombreux efforts sont déployés pour améliorer la santé sexuelle et reproductive ainsi que l’accès aux centres de santé pour les jeunes filles et les femmes. À travers ce projet, nous allons intensifier la sensibilisation, en particulier en milieu rural, où l’accès à l’information est limité. Le bilan des avortements dans le Gbêkê est alarmant. Nous devons rappeler aux populations que l’avortement est interdit par la loi et qu’il engendre de graves conséquences sur la santé des femmes et des jeunes filles. L’avortement non sécurisé cause la mort de nombreuses sœurs et filles », a-t-elle déclaré.

Elle a également appelé les acteurs locaux à s’impliquer activement pour garantir le succès du projet : « Nous allons mobiliser plusieurs parties prenantes, notamment les centres sociaux, les guides religieux et les médias, afin d’assurer un accompagnement psychologique et médical aux victimes. De nombreuses séances de sensibilisation seront organisées à travers divers supports pour maximiser l’information auprès des femmes et des jeunes filles sur les dangers des avortements clandestins », a-t-elle ajouté.

Au nom du préfet de région, préfet du département de Bouaké, Vanié Jean François, secrétaire général de la préfecture, a salué cette initiative qui contribue au bien-être des femmes. Il a exhorté les populations à s’investir pleinement dans la réussite du projet, rappelant que « la protection des femmes est une responsabilité collective », a-t-il mobilisé.

Créée en 2003, l’ONG Aidscom*intervient dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation, la formation, l’agriculture et le développement communautaire, à travers divers projets visant à améliorer les conditions de vie des populations.

Prince Koffi.

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