La Brigade de Recherches et d’Intervention (BRI) de Yamoussoukro a élucidé le meurtre tragique du sieur Ezzedine Moustapha, un Libanais de 65 ans, opérateur économique à la retraite, retrouvé assassiné dans son salon à l’arme blanche dans la nuit du 14 au 15 février 2025.
Les faits
Selon les enquêteurs, les assaillants ont escaladé le mur du domicile du défunt, situé au premier étage d’un immeuble. Après avoir forcé l’antivol de la fenêtre du salon, ils ont ouvert la baie vitrée et se sont introduits à l’intérieur. Ils y ont trouvé la victime endormie dans son fauteuil avec la télévision allumée. Les malfaiteurs ont alors subtilisé deux téléphones portables – un TECNO T467 et un VIVO V2206 – ainsi qu’une enveloppe contenant 80 000 francs CFA.
Lorsque M. Ezzedine Moustapha a surpris les intrus, une lutte s’est engagée, au cours de laquelle il a été poignardé mortellement au cou et éventré. Les criminels ont pris la fuite précipitamment sans fouiller davantage la maison. Ils se sont ensuite rendus dans un fumoir où ils ont bradé les téléphones.
Grâce aux investigations numériques, la BRI a découvert que le téléphone VIVO du défunt avait été utilisé à Yamoussoukro le 21 février 2025 par Kwamé Antwi Sami Prince Jordi, un Ivoirien de 32 ans. Interpellé le 11 mars 2025, ce dernier a avoué avoir reçu l’appareil des mains de deux individus . A. K. F, alias Oano, 20 ans, consommateur de drogues et K.Y. D, alias Ancien, 25 ans, également consommateur de drogues.
Les deux suspects ont été appréhendés entre le 12 et le 13 mars 2025. Lors de leur interrogatoire, ils ont avoué être les auteurs du cambriolage et du meurtre.
Les trois individus ont été placés en garde à vue et seront déférés devant le parquet pour répondre de leurs actes.
Cette affaire met en lumière la vigilance et l’efficacité des forces de l’ordre dans la lutte contre la criminalité à Yamoussoukro.
Christ Kémondé