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Réforme contre sabotage : le duel silencieux au sein du PDCI

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Derrière les discours d’unité, une guerre feutrée se joue au sommet du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA). À la tête de ce parti historique, Tidjane Thiam, élu pour incarner le renouveau, fait face à des résistances internes qui fragilisent son autorité et menacent la cohésion du parti.

Sa récente déclaration, aussi brève que cinglante, en dit long sur la tension qui règne :
« Il y a des gens qui font du n’importe quoi au PDCI-RDA en prenant des décisions sans mon autorisation. »
Une sortie publique rare, mais puissante, qui a aussitôt secoué les rangs militants et relancé les interrogations sur les luttes de pouvoir en interne.

Des décisions prises en dehors des circuits officiels

Le cas de Me Zéhouri Paul-Arnaud Bertin, vice-président du PDCI-RDA, cristallise ces tensions. Nommé Haut Représentant du Président dans le district stratégique du Gôh-Djiboua, il a été discrètement écarté, sans explication formelle ni consultation du président. Cette mise à l’écart, conduite sans transparence, s’apparente pour beaucoup à une opération de sabotage, orchestrée par des réseaux opérant en dehors des canaux légitimes.

Pour ajouter à la confusion, sa supposée réaffectation comme inspecteur du parti n’a jamais été rendue publique. Une manière, selon certains, d’effacer toute velléité de repositionnement d’un cadre respecté, connu pour sa loyauté et sa compétence.

Un leadership contesté par l’ombre

Au-delà du cas Zéhouri, c’est toute une série de pratiques opaques, d’alliances souterraines et de décisions parallèles qui viennent contrarier les efforts de refondation. À Divo, dans le district du Gôh-Djiboua, des groupes identifiés, notamment le clan Bagrou/Babli, sont accusés d’entretenir le désordre sans craindre de sanctions.

Pour Tidjane Thiam, ces agissements visent clairement à affaiblir son leadership et à freiner le vent de réforme qu’il tente d’insuffler depuis son arrivée à la tête du parti.

Thiam contre-attaque

Face à ce climat, le président du PDCI ne veut plus rester silencieux. En s’exprimant publiquement, il a lancé un avertissement clair à ceux qui agissent dans l’ombre. Il rappelle que la discipline, la concertation et le respect des textes sont les fondements sur lesquels doit reposer toute action politique au sein du parti.

Son objectif reste intact : reconstruire un PDCI fort, structuré, et capable de reconquérir le pouvoir en 2025. Mais pour cela, il faudra d’abord restaurer la cohésion interne et mettre fin à l’impunité.

Un appel à l’unité

Le message est sans ambiguïté : si le PDCI veut gagner demain, il doit d’abord se réconcilier avec lui-même. Le sabotage interne ne profite qu’à l’adversaire. Il est temps que tous les militants, cadres et sympathisants choisissent leur camp : celui du chaos ou celui de la discipline.

Tidjane Thiam, malgré les embûches, continue de tenir la barre. Mais pour mener le navire à bon port, il lui faudra une équipe soudée, respectueuse des règles et prête à défendre l’intérêt supérieur du parti.

Natacha kouakou

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