Cinquante jeunes issus des sous-préfectures de Zaïbo et Grégbeu ont franchi une étape décisive dans leur parcours d’insertion socio-professionnelle. Ils ont reçu, le samedi 5 juillet 2025, leurs attestations de fin de formation ainsi que des kits professionnels, au cours d’une cérémonie organisée dans la cour de la préfecture de Daloa. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de formation professionnelle lancé par la Société Minière de la Lobo (SML) en partenariat avec l’Agence nationale de formation professionnelle (AGEFOP).
Prévu pour s’étendre sur trois années (2024–2026), ce programme vise à former 150 jeunes originaires des villages touchés par les activités minières de la SML. Il repose sur deux axes majeurs : la formation qualifiante dans des métiers techniques très demandés (maçonnerie, plomberie, électricité bâtiment, soudure, froid et climatisation) et le financement de 30 microprojets économiques portés par des Groupements d’Intérêt Économique (GIE). Le budget global s’élève à 728 216 800 francs CFA.
Gondy Denis, directeur du développement durable, de la RSE et des relations publiques de la SML, a salué le parcours des bénéficiaires tout en rappelant la philosophie du projet. « Ce que nous faisons aujourd’hui est une semence. Nous investissons dans le potentiel humain, dans la jeunesse de notre zone d’impact », a-t-il déclaré, soulignant la volonté de l’entreprise de bâtir un modèle de développement local durable.
Le directeur général de la SML, M. Peng Jianping, a également pris la parole pour affirmer que cette démarche dépasse les simples impératifs de l’exploitation minière. « Ce que nous construisons ici dépasse le simple cadre minier. C’est un modèle de cohabitation entre industrie et communauté », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de la paix sociale, de la formation et de l’autonomisation dans la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise, filiale du groupe international ZHAOJIN MINING.
Présent à la cérémonie, le préfet de la région du Haut-Sassandra, M. Koffi Kouamé, a qualifié ce programme de modèle exemplaire de partenariat public-privé. Il a personnellement remis les attestations aux bénéficiaires et offert des tricycles à plusieurs groupements de femmes, avant d’inviter les jeunes à faire preuve de discipline et de responsabilité. « La Côte d’Ivoire a besoin d’une jeunesse formée, productive et utile à sa communauté », a-t-il martelé.
Représentant l’AGEFOP, Mme Sounan Mélanie a félicité les jeunes formés pour leur engagement et leur assiduité. Elle a souligné que les formations dispensées répondent aux besoins actuels du marché du travail. « Ce programme s’inscrit dans la dynamique nationale de lutte contre le chômage, avec des formations centrées sur les métiers porteurs », a-t-elle expliqué.
Porte-parole des bénéficiaires, Lorougnon Cédric a exprimé sa gratitude à l’endroit des partenaires et formateurs. « Nous repartons outillés, confiants et prêts à contribuer au développement de nos villages. Merci pour cette chance », a-t-il déclaré, en précisant que six candidats n’ont pas été admis, ce qui témoigne de la rigueur du processus.
Avec cette première vague de diplômés, la SML et l’AGEFOP posent les jalons d’une politique inclusive d’autonomisation des jeunes. Un engagement fort en faveur de l’employabilité, de la dignité et du développement durable dans la région du Haut-Sassandra.