Lors de la cérémonie officielle de remise des kits alimentaires, tenue le mardi 8 juillet 2025, en présence des autorités administratives, dont le préfet de la région du Haut-Sassandra et préfet du département de Daloa, 90 familles vulnérables ont bénéficié d’un appui dans le cadre de la phase pilote du programme Popote Familiale.
Cette initiative du ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, inscrite dans le Plan national de développement (PND 2021–2025), vise à offrir un soutien concret et temporaire aux ménages en situation de précarité.
Pendant six mois, chaque famille recevra un kit alimentaire mensuel d’une valeur de 50 250 FCFA, comprenant notamment du riz, de l’huile, du savon, de la lessive, des spaghettis et des tomates. L’objectif est de soulager les charges alimentaires tout en accompagnant les bénéficiaires vers une meilleure autonomie.
Madame Séha, née Tah Lou Irié Angeline, représentant le ministère, a expliqué que les bénéficiaires ont été identifiés à partir du Registre social unique, une base de données nationale issue de travaux de terrain menés par les services sociaux. Ces familles n’avaient pas bénéficié de l’aide financière de 36 000 FCFA accordée précédemment par l’État. « Le programme Popote Familiale a pour objectif de fournir un appui ponctuel, sans créer de dépendance. Ces ménages seront suivis pour mesurer leur évolution et envisager des actions complémentaires », a-t-elle déclaré.
Présent à la cérémonie, Jacques Kouakou, 4e vice-président du Conseil régional du Haut-Sassandra, a salué cette action de solidarité de l’État et rappelé les efforts du conseil pour améliorer les conditions de vie des populations rurales, notamment à travers l’électrification, l’accès à l’eau potable et les routes rurales.
« Je souhaite que les bénéficiaires fassent bon usage de cette aide et prient pour la paix, car sans paix, aucun développement durable n’est possible », a-t-il ajouté.
Ce programme, actuellement en phase expérimentale dans certaines régions, pourrait être élargi à d’autres localités selon les résultats du suivi. Il marque la volonté de l’État de réduire durablement la pauvreté familiale et de renforcer la cohésion sociale à travers un accompagnement ciblé des populations les plus vulnérables.