Le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Assahoré Konan Jacques, a procédé, le vendredi 11 juillet 2025, au lancement officiel du Projet d’Appui au Renforcement des Capacités d’Adaptation et de Résilience des Communautés rurales face au Changement Climatique dans le bassin versant du Bandama (PACCB). La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence du stade de la Paix de Bouaké, en présence de nombreuses personnalités politiques, administratives et coutumières.
Ce vaste programme, financé à hauteur de 6 millions de dollars par le Fonds international de développement agricole (FIDA), vise à soutenir les communautés rurales des régions du Gbêkê, de la Marahoué et du Bélier, confrontées aux effets dévastateurs du changement climatique. D’une durée de cinq ans, le projet bénéficiera directement à 40 000 ménages et touchera plus de 100 000 personnes de manière indirecte.
Axé principalement sur le renforcement de la résilience des filières riz, manioc et cacao, le PACCB s’inscrit dans une dynamique de développement durable du secteur agricole dans le bassin de la vallée du Bandama.
Prenant la parole, le ministre Assahoré Konan Jacques a dressé un état des lieux préoccupant :« La Côte d’Ivoire fait partie des pays les plus vulnérables aux effets extrêmes du changement climatique : sécheresses, inondations, pertes de récoltes… Ces phénomènes impactent fortement notre agriculture, qui représente 22 % du PIB. Ce chiffre pourrait chuter de 13 % d’ici à 2050 si rien n’est fait. D’où l’urgence d’agir. Le bassin de la vallée du Bandama est une zone stratégique pour les cultures de riz, de manioc et de cacao. Ce projet vise à renforcer les capacités de résilience et d’anticipation des populations face à ces menaces », a-t-il expliqué, tout en appelant les communautés locales à s’impliquer activement dans la mise en œuvre du programme.
Pour sa part, Messan Hermann, directeur pays du FIDA, partenaire de mise en œuvre du projet, a salué une initiative qui permettra à de nombreux agriculteurs d’améliorer leurs productions et de contribuer à la sécurité alimentaire dans les zones concernées.
En guise de reconnaissance, les populations bénéficiaires ont exprimé leur gratitude par la voix de Kouadio Ahou Evelyne, présidente de l’association Anouanzè :« Nous sommes très heureux de cette initiative. Ce projet nous donnera les moyens d’améliorer nos rendements agricoles et d’assurer un avenir meilleur à nos familles. », a-t-elle remercié.