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Côte d’Ivoire / Filière cajou : La transformation locale au cœur de la formation des maîtres formateurs africains

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La capitale politique ivoirienne a accueilli, lundi 22 août, la dernière étape d’un programme panafricain de formation de maîtres formateurs dans le secteur du cajou, avec un accent particulier sur la nécessité de renforcer la transformation locale de cette filière stratégique pour le continent.

Initiée en février au Ghana par l’Alliance pour le cajou africain (ACA), cette formation vise à doter les participants d’outils techniques et pratiques pour accompagner la modernisation de la chaîne de valeur du cajou. Les stagiaires, issus de plusieurs pays africains producteurs, ont été formés sur les bonnes pratiques agricoles, la gestion des maladies et nuisibles, ainsi que l’usage de matériel végétal amélioré.

Au-delà des aspects techniques, l’enjeu économique et industriel a été fortement souligné. Le directeur du Centre d’innovation et de technologies de l’anacarde (CITA), Soumaoro Bangali, représentant le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, a rappelé que la plupart des pays africains exportent encore majoritairement des noix brutes, avec une faible valeur ajoutée.

« Être formés pour soutenir les politiques nationales de transformation locale est capital, car nos États veulent désormais récupérer davantage de richesses dans la filière », a-t-il affirmé.

En Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, le taux de transformation atteint aujourd’hui entre 40 % et 50 %, un niveau inédit sur le continent. Les autorités visent 50 % pour l’année 2025, avec l’ambition d’aller au-delà de la première transformation (production et exportation d’amandes) vers la seconde, incluant des produits dérivés tels que les jus de pomme de cajou.

Le directeur général de l’ACA, Ernest Mintah, a pour sa part salué l’engagement des participants et souligné que ce programme permet de créer une nouvelle génération d’experts capables de soutenir la compétitivité du cajou africain sur le marché mondial.

Cette initiative traduit la volonté des pays africains de passer d’une économie d’exportation de matières premières à une économie de transformation, pour mieux profiter du potentiel économique de la filière cajou.

MS

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