Réunis en session ordinaire le 25 novembre 2025, les membres du Comité de gestion locale (CGL) de la réserve de flore et de faune du Haut-Bandama ont placé au cœur de leurs échanges une nouvelle dynamique : la responsabilisation accrue des villages riverains dans la protection du patrimoine naturel.
Cette orientation s’est matérialisée par l’annonce, par l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), de la création du « Prix Vert », une distinction qui ouvre une phase plus participative dans la gestion de la réserve. Selon le Colonel-Major Kassoum Ouattara, représentant le Directeur général de l’OIPR, ce prix vise à faire des communautés locales des actrices incontournables de la préservation de l’écosystème, en valorisant leurs initiatives et en renforçant leur implication au quotidien.
Au-delà du geste symbolique, l’enjeu est structurel. Le concours, doté de 8 millions de FCFA, ambitionne d’ancrer durablement des comportements éco-citoyens tout en soutenant des projets voués au développement social et éducatif des villages. Une approche incitative qui, selon les responsables, pourrait transformer les habitudes de gestion communautaire des ressources naturelles.
La présidente du CGL, Mme Konan Brah Juliette, également Préfet de la région du Hambol, a salué les progrès observés cette année dans la cohabitation entre populations et réserve. Elle a toutefois appelé à maintenir cet élan afin de consolider les acquis et protéger un espace soumis à de multiples pressions environnementales.
Pour cette première édition, dix-sept villages répartis dans les sous-préfectures de Bouandougou, Fronan, Marabadiassa, Marandallah, Niakara et Tortiya seront évalués. Leur degré d’engagement citoyen, les actions menées en faveur de la nature ainsi que la qualité de leur collaboration avec l’OIPR constitueront les principaux critères de sélection.
Les résultats du « Prix Vert » seront dévoilés en décembre 2025, lors d’une cérémonie qui devrait mettre en lumière les initiatives locales .