Depuis le 1ᵉʳ décembre 2025, une dizaine de dirigeants de médias venus de Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Congo participent à Brazzaville à une formation organisée par Canal France International (CFI) sur les « Modèles éditoriaux et économiques des médias ».
Dans un contexte marqué par l’essor des médias numériques et les difficultés économiques persistantes du secteur, l’objectif est clair : aider les responsables de presse à bâtir des entreprises plus solides et rentables. À l’ouverture, Hortense Tollu, représentante de CFI, a rappelé l’engagement de l’agence à accompagner les médias africains vers plus de professionnalisation et d’efficacité.
Pendant cinq jours, les participants suivent un programme alliant stratégie d’entreprise, diagnostic éditorial et commercial, et construction de modèles économiques adaptés. La formation est animée par le Dr David Youant, journaliste, enseignant-chercheur et expert reconnu du management des médias.
Au terme de cette formation, les participants ont unanimement exprimé leur satisfaction quant à la qualité des différents modules abordés au cours de la formation.
Pour Jean Areguema, chef de chaîne de la radio Sahel Gotel au Cameroun, cette formation tombe à point nommé.
« Je ne savais pas ce qu’était une stratégie média. Aujourd’hui, je sais planifier, diagnostiquer et identifier des sources de revenus alternatives. C’est une opportunité capitale pour la gestion des médias qui me sont confiés. »
De son côté, Marina Kouakou, promotrice d’influencemag.ci en Côte d’Ivoire, repart avec une vision renforcée du management des rédactions
« On apprend l’importance de la stratégie éditoriale et commerciale. Le manager doit maîtriser les ressources humaines, financières et relationnelles. Il faut aussi un modèle économique diversifié pour assurer la survie de nos entreprises. » Elle ajoute un souhait : « Un accompagnement financier futur, même minimal, nous aiderait à mieux appliquer cette formation. »
Avec cet atelier, CFI confirme son rôle clé dans l’appui au développement des médias africains, à l’heure où la transition numérique impose de nouveaux défis aux entreprises de presse.