Installé aujourd’hui à son propre compte après une formation qualifiante en couture industrielle, Sanogo Aboubacar a créé une PME spécialisée dans la confection de tenues professionnelles destinées aux entreprises publiques et privées. Rencontré dans son atelier situé à Zouan-Hounien, précisément dans le quartier Zokouaville, le jeudi 19 février 2026, le jeune entrepreneur partage ce qu’il considère comme les clés de son début de réussite.
Après avoir achevé sa formation en couture industrielle, Sanogo Aboubacar a d’abord valorisé ses compétences au sein de plusieurs entreprises pendant près d’une décennie, en qualité de salarié. Une expérience professionnelle qu’il a enrichie lors d’un séjour de travail au Nigéria, où il dit avoir acquis de nouvelles aptitudes techniques. Fort de ce parcours et grâce à des économies progressivement constituées, il a décidé de s’installer à son propre compte à Zouan-Hounien, une localité marquée par la présence de la mine d’or d’Ity.
« J’ai fait ce choix de manière stratégique. Aujourd’hui, je confectionne des équipements vestimentaires pour les agents de la SOPREMI, une entreprise prestataire de la mine d’or d’Ity basée ici à Zouan-Hounien. Je dispose également de marchés en dehors de la localité et j’ambitionne d’étendre mes prestations à d’autres entreprises nationales, voire internationales », confie le promoteur de la PME Luxe-San.
L’entreprise a notamment décroché un contrat de confection d’équipements vestimentaires avec l’Hôpital catholique de la Basilique Notre-Dame de Yamoussoukro. La PME Luxe-San intervient également dans la fabrication de chasubles, de toges, de gilets de sécurité, de blouses ainsi que de combinaisons destinées aux entreprises de soudure métallique et aux structures sanitaires.
Au-delà de son activité entrepreneuriale, Sanogo Aboubacar lance un appel aux entreprises nationales afin qu’elles accordent davantage de confiance aux jeunes formés et expérimentés. « Aujourd’hui, mon premier combat est que nos entreprises nationales fassent confiance à leurs jeunes qui ont eux aussi acquis de l’expérience », plaide-t-il.
Dans la même dynamique, il exhorte la jeunesse ivoirienne à envisager l’auto-emploi après leur formation professionnelle. « Le marché de l’emploi est ouvert, mais l’État ne peut pas recruter tous les jeunes dans le secteur public. C’est pourquoi la politique gouvernementale en matière d’insertion sociale encourage également l’installation des jeunes à leur propre compte », souligne-t-il.
Désormais engagé dans une démarche de formalisation de son activité, le responsable de Luxe-San indique que son unité de confection dispose de documents légaux et est régulièrement déclarée à l’administration fiscale. Grâce aux équipements acquis à partir des revenus générés par son travail, son entreprise est en mesure de produire divers articles professionnels.
Il sollicite par ailleurs l’appui de l’État en vue de l’obtention de marchés, dans la perspective de renforcer les capacités de sa PME et de contribuer à la création d’emplois pour d’autres jeunes.