Le Consortium des Organisations de la Société Civile pour l’Observation Électorale a rendu publique sa déclaration préliminaire suite aux législatives partielles de ce samedi 21 février 2026 à Toumodi. Bien que le processus global soit qualifié de crédible, l’organisation souligne des défis persistants concernant la cohésion sociale et la gestion de l’information.
Soutenu par le National Democratic Institute et l’USAID, le consortium a mobilisé 84 observateurs pour surveiller l’intégralité du processus. Sur le plan technique, le bilan est positif puisque la totalité des bureaux a ouvert avant 10 heures et que le matériel de vote, notamment les kits biométriques, était fonctionnel dans la quasi-totalité des centres visités. La présence des représentants du RHDP et du PDCI-RDA durant le dépouillement a renforcé la transparence des opérations.
Toutefois, la mission d’observation a recensé 12 incidents majeurs qui viennent nuancer ce tableau. Des observateurs accrédités ont été refoulés dans certains centres comme à l’EPP la Paix, et une altercation physique a nécessité l’intervention des forces de l’ordre au Groupe scolaire Binava. Des irrégularités de procédure ont aussi été notées, telles que des signatures déjà apposées sur la liste d’émargement avant le vote effectif de l’électeur concerné.
L’environnement numérique a également été marqué par une montée de la désinformation en fin de journée. La diffusion d’une vidéo virale et une coupure d’électricité momentanée lors de la clôture du scrutin ont alimenté des suspicions de fraude et des proclamations de victoire prématurées sur les réseaux sociaux. Le COSCEL-CI appelle donc le gouvernement et les acteurs politiques à maintenir le dialogue pour apaiser les fractures communautaires qui subsistent depuis 2020.
Allasane digbeu