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Bouaké / Employabilité des jeunes : 46 bénéficiaires d’un programme formés pour intégrer la filière cajou.

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Un nouveau souffle s’annonce pour l’insertion socioprofessionnelle des jeunes à Bouaké. Quarante-six (46) jeunes, dont une majorité de femmes, vont bénéficier d’un programme de formation et de stage en entreprise en vue de renforcer leur employabilité dans la filière anacarde. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme sous-régional Women Economic Empowerment through Cashew Processing (WEECAP), qui ambitionne de dynamiser la transformation locale de la noix de cajou tout en favorisant l’accès à l’emploi pour les jeunes et les femmes.

Le programme couvre trois pays d’Afrique de l’Ouest : la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Guinée-Bissau, sur une période de cinq ans. À Bouaké, le lancement officiel de cette première cohorte est s’est déroulé le vendredi 27 mars 2026, dans les locaux de l’entreprise Olam Ivoire. En Côte d’Ivoire, ce programme est exécuté en collaboration avec Olam Food Ingrédients (OFI). Destiné aux jeunes âgés de 18 à 35 ans, le programme met un accent particulier sur l’inclusion féminine, avec une proportion de 70 % de femmes. Au total 200 jeunes ivoiriens bénéficieront de ces stages à travers différentes cohortes.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le responsable du programme WEECAP et directeur agriculture et résilience de Winrock, Jean Pierre Rousseau, a souligné les enjeux de cette initiative. Selon lui, la transformation locale de l’anacarde représente un levier stratégique pour la création d’emplois durables << Ce programme a été motivé par un besoin national qui est de transformer ce que nous produisons afin de créer des opportunités d’emplois durables pour les femmes et les jeunes dans la filière anarcade. En effet, si nous arrivons à faire cette transformation, pour chaque 1000 tonnes d’anacarde transformé, nous créerons 1000 emplois autour de la filière. Nous voulons donc créer 330.000 emplois pour les jeunes durant ce programme. Alors pour cela, il est important de former les jeunes et les femmes mais aussi d’accroître les unités de transformations existantes et en augmentant leurs capacités. Ainsi, dans notre collaboration avec OFI, nous allons former 200 jeunes et femmes ivoiriens à travers différents cohortes. Nous allons faire en sorte que ces jeunes aient des emplois décents et qu’ils arrivent à se prendre en charge grâce à la filière de la noix de cajou. Ce programme prévoit de recruter 70% de femmes et 30% de garçons >>,a-t-il déclaré.

De son côté, Diomandé Daouda, Directeur des achats et de la durabilité pour OFI et business Cajou à indiqué que ces jeunes seront formés avec rigueur dans plusieurs domaines dans leurs entreprises afin qu’ils puissent s’insérer dans la vie professionnelle après leur stage :<< pour cette première cohorte, les 46 stagiaires ont été réparties dans les différents départements selon les besoins dont: au ressources humaines, logistiques et achats, maintenance (…). Ils bénéficieront de six mois de formations et après cela, nous lanceront une autre cohorte. Cette opportunité de stage est donc une occasion pour ces jeunes de se frotter à la vie réelle du monde du travail afin qu’ils puissent s’insérer dans ce domaine. C’est un moyen de lutte contre le chômage car, la filière cajou peut contribuer à la création de milliers d’emplois >>,a-t-il indiqué.

Au nom des stagiaires, Sanou Fatima a remercié les responsables du programme tout en les rassurant de travailler dur pour réussir ce stage:<< Ce stage est une chance et en même temps un nouveau départ pour nous. Étant des jeunes ambitieux, nous prenons l’engagement d’apprendre sérieusement afin de réussir ce stage. Ce stage va nous permettre de changer nos vies et nous permettre de nous insérer dans la vie professionnelle >>,a-t-elle rassuré.

Prince Koffi.

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