- Le ministre Vagondo et le maire de Bangolo jouent la carte de l’apaisement
À moins de 2 ans des élections locales couplées (Régionales et municipales) en 2028, le RHDP semble se porter très peu bien dans le District autonome des montagnes, notamment dans les régions du Guémon et du Tonkpi. Ce, en raison des profondes dissensions entre leurs cadres. Une situation qui a amené récemment le très discret ministre de l’intérieur et de la sécurité, le Gal de corps d’armée Vagondo Diomandé et le maire de la commune de Bangolo à sortir de leur réserve, pour lancer un appel à la synergie d’actions inclusives des cadres afin de développer leur District natal, non sans interpeller subtilement le directoire du RHDP sur les effets néfastes à termes de ces crises de positionnement sur la vie du parti présidentiel dans les montagnes où le parti octogénaire et celui du Woody conservent toujours des positions stratégiques non négligeables.
Les faits
Dans le Tonkpi, sentant son précarré lui échapper à une vitesse exponentielle, avec le vent de la création des régions du Nimba et du Bian qui pourrait le confiner définitivement dans son Boeneu natal à Zouan-hounien, du fait de la montée en puissance de jeunes cadres très dynamiques et opérationnels dont les paires Edwige Diéty-Kalifa du RHDP, les honorables indépendants Gbato et Soumahoro et les honorables Paul Olivier Messan Messan Tro-Casimir Dibopieu du PDCI-RDA et le Dr Okeu Nanou Charlemagne du Canton Gblonleu, Mabri s’est très abonné aux invectives. Oubliant sa triple fonction de député de la Nation, président du conseil régional du Tonkpi et de ministre conseiller à la Présidence, pour s’attaquer vertement et de façon abrupte, au très discret ministre de l’intérieur et de la sécurité qui manoeuvre pourtant pour « donner dit-on une vraie colonne vertébrale au Yacoubaland » : la siscion en deux ou en trois de la région du Tonkpi pour créer la région du Nimba avec pour chef-lieu de département la ville frontalière de Danané et la création de la région du Bian, avec la ville de Biankouma comme capitale, en plus du Tonkpi avec comme capitale la ville de Man.
Des attaques qui ont connu leur pic le dimanche dernier à Gbonné dans le département de Biankouma où tel sur un tatamis au Shukiaïdo-Karate do du Kunséi ivoirien feu Zéran Adolphe, le maire Jean-Jacques Maniga et le député Ouéhi Méla des 3 G ont failli en venir aux mains, dans la loge officielle, n’eût été la vigilance des services de sécurité du ministre Vagondo Diomandé.
Parallèlement, dans le Guémon, comme par effet de contagion, on se croirait aussi au combat de boxe. Ici, derrière les attaques virulentes, très peu civiques des communicants contre les cadres et de surcroît les élus de la République sur les réseaux sociaux se cacherait, dit-on, la posture du ministre délégué aux affaires maritimes, pour son mutisme. Fait récemment dénoncé le maire de Bangolo dans une interview de 40 minutes et l’ex-député de Guéhiébly dans un échange téléphone avec le mis en cause. Une situation aggravée ces derniers jours par la fuite d’une conversation téléphonique au contenu inamical sur les réseaux sociaux entre le ministre délégué Sérey Doh et son aîné Oulah Privat, tous, cadres du RHDP. Conversation téléphonique qui pourrait les exposer davantage à des poursuites judiciaires, à terme, en cas d’auto-saisine de ce pan très honteux de leurs relations par le Procureur de la République ou sur la modeste plainte d’une partie civile notamment les ONG pour apologie de la violence, vu les menaces d’attaques physiques proférées de part et d’autre par ces deux personnalités respectivement ministre délégué auprès du ministre des transports, en charge des affaires maritimes, député de Bangolo puis président de la région du Guémon et ex-député de Guéhiébly à Duékoué, par ailleurs ex-vice-président de l’Assemblée Nationale.
La carte salutaire de l’apaisement jouée par le ministre Vagondo et le maire de Bangolo
Tout comme le maire de Bangolo, face à la montée de l’adrénaline dans l’arène politique dans son interland et vu sa lourde responsabilité, profitant de sa mission d’État les 18 et 19 avril 2026 dans le département de Biankouma, plus précisément à Gouiné et à Gbonné où il a procédé aux poses de première pierre de la sous-préfecture, de la résidence du sous-préfet et du château d’eau, le Gal Vagondo a lancé un appel pressant à tous les cadres pour une synergie d’actions inclusives afin de développer les montagnes dans la durée. Un appel corroboré par l’exemple salutaire du reprofilage des voies des 3 G (Gouiné, Gbangbégouiné et Gan) par l’un des cadres du Tonkpi qui a usé de ses rapports personnels avec une haute personnalité de la République pour désenclaver son Biankouma natal, sans petit calcul politicien.
Quand le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres
Dans le District autonome des montagnes, la gué-guerre entre les « Paul Biya » dit-on communément sur les réseaux sociaux et les nouvelles étoiles montantes, loin de servir loyalement le RHDP et raffermir le 4e mandat très contesté du régime orange, elle concourt plutôt à faire le lit de l’opposition politique dont les formations comme le PDCI-RDA et le PPA-CI continuent toujours de lorgner le fauteil présidentiel à l’horizon 2030, en dépit des épées juridico-politiques de Damoclès qui pèsent sur leurs leaders respectifs.
Ouncado PIERROT