Après la sortie médiatique de N’Guessan Kouamé Francis, président de la Mutuelle de développement d’Akawa-Mahounou (MUDAM), dans laquelle il nie toute implication dans une supposée procédure de destitution du chef du village d’Akawa, localité située dans le Canton N’Dranouan de Bouaké,Nanan Moungoh II, chef dudit village est monté au créneau pour situer, selon lui, les responsabilités.
Lors d’un point de presse tenu à son domicile le mardi 12 mai 2026, en présence de sa notabilité, le chef du village a dénoncé ce qu’il qualifie de manœuvres orchestrées contre sa personne. Il accuse directement le président de la mutuelle d’être à l’origine des pressions et menaces qu’il dit subir quotidiennement.
À cette occasion, Nanan Moungoh II a affirmé que les déclarations de N’Guessan Kouamé Francis sont mensongères, soutenant disposer de preuves de son implication dans cette affaire:« J’ai en ma possession une assignation en justice introduite par N’Guessan Kouamé Francis, qui a saisi un huissier afin d’engager une procédure visant à me démettre de mes fonctions. Une lettre a également été déposée au nom de la mutuelle, avec le soutien d’une centaine de personnes. Aujourd’hui, prétendre ne rien savoir de cette affaire est totalement faux. Il est celui qui contribue à me discréditer auprès de la jeunesse du village. On m’accuse notamment de lotissements irréguliers, d’orpaillage illégal et de plusieurs autres faits », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, le chef du village estime que les difficultés qu’il traverse seraient motivées par des intérêts liés aux attributs royaux hérités de la reine Abla Pokou, dont son village serait dépositaire:« Toutes les manigances dont je suis victime aujourd’hui s’expliquent par la volonté de certaines personnes de s’emparer de mon trône afin de détourner les attributs de royauté de la reine Abla Pokou que conserve notre village. Plusieurs tentatives ont déjà été menées, sans succès. Aujourd’hui, ils utilisent la mutuelle comme instrument pour tenter de me destituer », a-t-il dénoncé.
Face à cette situation, Nanan Moungoh II a lancé un appel aux autorités administratives afin qu’elles interviennent rapidement pour éviter une escalade des tensions:« J’invite les autorités compétentes à se saisir de ce dossier avant qu’il n’y ait des débordements. Je ne saurais être tenu pour responsable de ce qui pourrait advenir si cette situation perdure », a-t-il averti.
Le chef du village s’est également indigné de la diffusion, sur les antennes de Bouaké FM, d’un communiqué annonçant sa destitution :« Nous étions assis ici lorsque nous avons entendu, lors d’une émission en langue vernaculaire sur Bouaké FM, que je ne suis plus le chef du village d’Akawa. Cette annonce a renforcé les rumeurs et semé la panique au sein de la population. Je tiens donc à rassurer mes administrés : cette information est fausse et je demeure bel et bien le chef du village », a-t-il conclu.
Prince Koffi