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CÔTE D’IVOIRE : Le Projet WURI renforce les compétences de 35 superviseurs et 20 agents enrôleurs de la CNAM sur la prévention et la gestion des VBG

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Du 18 au 19 juin 2026 la capitale politique et administrative ivoirienne, Yamoussoukro a abrité le Projet d’Identification Unique pour l’Intégration Régionale et l’Inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI-Côte d’Ivoire), en partenariat avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), a organisé un atelier de formation à l’intention de 35 superviseurs et 20 agents enrôleurs sur la prévention et la gestion des risques d’Exploitation, d’Abus Sexuels et de Harcèlement Sexuel (EAS/HS).

Cette session de renforcement des capacités s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 2 du projet WURI, relative à la mise en place d’un système d’identification de base solide et inclusif, avec l’appui financier de la Banque mondiale.

Depuis 2018, le projet WURI accompagne le gouvernement ivoirien dans sa politique d’inclusion sociale à travers la délivrance d’un identifiant unique et permanent permettant aux populations d’accéder plus facilement aux services essentiels.

Dans le cadre de la convention signée en janvier 2024 entre le projet WURI et la CNAM, les deux structures collaborent pour accélérer l’enrôlement biométrique des populations au titre de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Cette coopération vise à atteindre un taux d’enrôlement de 80 % de la population ivoirienne, soit environ 24 millions de personnes.

Au-delà des aspects techniques, la protection des bénéficiaires et des agents de terrain contre les violences basées sur le genre constitue une priorité. C’est dans cette optique que le projet WURI, en collaboration avec le Programme National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (PNLVBG), multiplie les actions de sensibilisation et de formation.

À l’issue de l’atelier, les participants ont exprimé leur satisfaction quant aux connaissances acquises.

Madame Nando, superviseure CNAM-CMU de la région des Grands Ponts, a salué la qualité des enseignements reçus.

« J’ai été vraiment ravie de participer à cette formation parce que j’ai appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas auparavant. Aujourd’hui, je sais qu’il existe des comportements que je ne pourrai plus adopter parce que je connais désormais les risques. Cette formation nous permet d’agir en toute connaissance de cause et d’éviter certaines erreurs que nous pouvions commettre sans le savoir. Nos yeux sont désormais ouverts sur les questions liées aux violences basées sur le genre », a-t-elle déclaré.

Pour Monsieur Yao Jules, Chef du département de l’identification et du suivi des actions en région à la CNAM, cette formation était essentielle compte tenu du contact permanent des agents avec les populations.

Selon lui, les participants ont été suffisamment outillés pour identifier les différentes formes de violences basées sur le genre et adopter des comportements conformes aux exigences du code de conduite signé par les agents enrôleurs.

« Nos collaborateurs travaillent quotidiennement avec les populations et manipulent des données à caractère personnel. Il était important qu’ils comprennent les risques liés aux violences basées sur le genre et qu’ils maîtrisent les bonnes pratiques pour se protéger eux-mêmes tout en protégeant les bénéficiaires. La qualité des formateurs et l’implication des participants nous permettent d’affirmer que le message est bien passé », a-t-il souligné.

De son côté, Monsieur Raoul Tapé, Chef de projet et responsable du suivi des activités du projet WURI, s’est félicité de l’engagement de la CNAM et de la mobilisation des participants.

Il a rappelé que cette initiative découle de l’accord conclu entre le projet WURI et le Programme National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre afin de renforcer la prévention des risques d’exploitation, d’abus sexuels et de harcèlement sexuel dans les opérations d’enrôlement de masse.

« Les 35 superviseurs formés aujourd’hui disposeront désormais des outils nécessaires pour sensibiliser leurs collègues et assurer un meilleur encadrement des équipes sur le terrain. Les retours des participants montrent que les objectifs de la formation ont été atteints. Nous quittons cet atelier satisfaits et convaincus que les acquis seront pérennisés au sein de la CNAM », a-t-il indiqué.

À quelques jours de la clôture du projet WURI prévue le 30 juin prochain, les responsables du programme se réjouissent de laisser à leurs partenaires des compétences durables qui contribueront à renforcer la qualité des services offerts aux populations ivoiriennes.

Au terme de cette formation, les superviseurs et agents enrôleurs sont appelés à devenir de véritables relais de sensibilisation auprès de leurs collègues. Ils auront pour mission de promouvoir le respect du code de conduite, de prévenir les incidents liés aux violences basées sur le genre et de contribuer à des opérations d’enrôlement plus sûres et plus inclusives pour l’ensemble des populations.

À travers cette initiative, le projet WURI et la CNAM réaffirment leur engagement en faveur d’un système d’identification inclusif, respectueux des droits humains et garantissant la protection des citoyens les plus vulnérables.

Christ Kemondé

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