Kéita Drissa, désormais délégué du District autonome de Yamoussoukro, Koné Mohamed, nommé délégué départemental d’Attiégouakro, et Diabaté Djibril, désigné délégué point focal de la sous-préfecture de Kossou, ont été officiellement investis le 8 juin 2026 à Yamoussoukro par le Syndicat des acheteurs et vendeurs d’or et de diamants de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI). Leur mission : contribuer à l’assainissement de la filière aurifère, sensibiliser les acteurs et accompagner la lutte contre l’orpaillage clandestin dans leurs zones de compétence.
La cérémonie d’investiture, organisée dans la capitale politique ivoirienne, a réuni plusieurs autorités administratives, coutumières, religieuses ainsi que des acteurs de la filière. Elle marque une nouvelle étape dans le déploiement national du SAVOD-CI, qui entend renforcer sa présence sur le terrain et rapprocher davantage son action des professionnels du secteur.
Prenant la parole à cette occasion, le président du SAVOD-CI, Brahima Soumahoro, a réaffirmé l’ambition de son organisation de devenir un partenaire stratégique de l’État dans la formalisation et la structuration de la filière aurifère ivoirienne.
Selon lui, la lutte contre l’orpaillage clandestin nécessite l’implication de tous les acteurs. Il a relevé les conséquences de cette activité illégale, notamment la dégradation des terres, la pollution des cours d’eau, la destruction de l’environnement et les pertes de recettes pour l’État.
« Notre objectif reste le même : déployer le syndicat à travers toute la Côte d’Ivoire. Cette étape à Yamoussoukro est importante pour nous », a-t-il indiqué.
Le président du SAVOD-CI a également insisté sur la portée symbolique du choix de Yamoussoukro. « C’est la capitale politique de la Côte d’Ivoire, l’un des districts autonomes du pays et la ville natale du Président Félix Houphouët-Boigny. L’installation de nos représentants ici constitue une étape mémorable dans notre volonté de couvrir progressivement l’ensemble du territoire national », a-t-il souligné.
Il a exhorté les nouveaux délégués à travailler en collaboration avec les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité, les collectivités territoriales et les chefs traditionnels afin de renforcer la sensibilisation et d’encourager les acteurs à exercer dans la légalité.
La conformité au cœur de l’action du SAVOD-CI
Pour Gala Bi Zanini, secrétaire chargé de la conformité et du renforcement des capacités du SAVOD-CI, la professionnalisation de la filière passe nécessairement par le respect des textes en vigueur.
« Plus nous sommes en règle, mieux nous exerçons notre activité et plus nous travaillons en toute sécurité », a-t-il expliqué.
Il a rappelé que le syndicat accompagne les opérateurs dans leurs démarches administratives afin de faciliter leur accès aux autorisations nécessaires. Une démarche qui vise à réduire l’informel, renforcer la traçabilité des activités aurifères et permettre un meilleur encadrement du secteur.
Un maillage territorial en progression
Le SAVOD-CI est aujourd’hui représenté dans sept districts sur treize, soit environ 54 % du territoire national. L’organisation dispose notamment de relais dans le District de Sassandra-Marahoué, le District du Bas-Sassandra, le District du Zanzan, le District des Montagnes, le District des Savanes et le District autonome de Yamoussoukro.
Avec cette nouvelle implantation, le syndicat poursuit son expansion et annonce déjà son prochain déploiement dans le District des Lacs, ce qui portera sa couverture à huit districts sur treize, soit plus de 60 % du territoire national.
Les autorités locales saluent l’initiative
Représentant le maire de la commune de Yamoussoukro, Félicien Gomon a salué cette initiative qui vient renforcer les efforts de l’État dans la lutte contre l’orpaillage clandestin.
Il a estimé que ce combat ne peut être remporté qu’à travers une synergie d’actions entre l’État, les organisations professionnelles, les collectivités territoriales et les communautés locales.
De son côté, Nanan Degayi, chef de terre du village de N’Zuéssi-Yamoussoukro, a exprimé le soutien de la chefferie traditionnelle à cette démarche. Il a encouragé les nouveaux responsables à poursuivre la sensibilisation des acteurs afin de mettre fin aux pratiques clandestines.
Avec l’investiture de ses nouveaux relais, le SAVOD-CI confirme son ambition de participer activement à la modernisation de la filière aurifère ivoirienne et de devenir un allié majeur de l’État dans la lutte contre l’orpaillage clandestin.