FRANCE/ PARIS / MÉAMBLY SALUE L’APPEL DU PRÉSIDENT ADO AUX ENTREPRENEURS
“À nos entrepreneurs, notre pays a besoin de votre audace, de votre capacité d’innovation et de votre volonté d’investir pour créer davantage de richesses et d’emplois”. Alassane Ouattara(Message à la nation du 6 août 2026).
L’homme politique et homme d’affaires, Méambly Tié Évariste salue le message du Président Alassane Ouattara adressé aux entrepreneurs ivoiriens et appelle à une politique nationale ambitieuse de soutien à l’entrepreneuriat.
À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de notre pays, le Président de la République, S.E.M. Alassane Ouattara, a adressé un message fort aux entrepreneurs ivoiriens. J’y vois un appel à l’action et une véritable mission confiée à notre génération.
À mes yeux, il s’agit du premier message d’une telle portée spécifiquement adressé à la jeunesse entrepreneuriale à l’occasion de la célébration de notre indépendance depuis son accession à la magistrature suprême. C’est un signal politique important qui mérite d’être salué. Toutefois, au-delà des mots, ce message doit désormais se traduire par des actions concrètes, des institutions performantes et des mécanismes de financement efficaces, capables de transformer cette vision en résultats tangibles.
Nous, jeunes cadres dotés de compétences, d’expérience et d’acquis managériaux, devons désormais nous engager pleinement dans la création de richesses, d’entreprises et d’emplois. C’est ainsi que se construit une économie forte, souveraine et durable.
“La création d’un Fonds souverain dédié à l’entrepeneuriat”.
Je propose ainsi la création d’un Fonds souverain pour l’entrepreneuriat ivoirien, doté d’un financement annuel équivalant à 0,5% du budget national, soit environ 65 milliards de FCFA par an. Sur les cinq prochaines années, ce fonds mobiliserait près de 325 milliards de FCFA au service de la création, du financement et de l’accompagnement des entrepreneurs ivoiriens. Un tel investissement constituerait un levier stratégique pour faire émerger des champions nationaux, accélérer l’industrialisation, renforcer la compétitivité de nos entreprises et créer durablement des emplois.
“Accélérer l’industrialisation de nos régions”.
Je formule également le vœu que cette dynamique débouche sur une véritable politique nationale d’industrialisation territoriale. Notre pays compte 31 régions, chacune disposant de ressources, de savoir-faire et de potentialités spécifiques. Nous pourrions ainsi envisager la création de deux unités industrielles ou pôles économiques par région, adaptés aux réalités locales, afin de transformer nos matières premières, créer des emplois de proximité et développer des chaînes de valeur régionales.
Cette vision pourrait également s’appuyer sur :
le développement du commerce de proximité et de l’entrepreneuriat local ;
le renforcement du transport régional afin de faciliter les échanges économiques ;
la promotion des industries culturelles et créatives ;
l’autonomisation économique des femmes et des jeunes ;
une meilleure adéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi ;
un vaste programme de réhabilitation des pistes rurales afin de désenclaver les zones de production, de réduire les coûts de transport et de favoriser l’investissement dans les territoires.
Une telle stratégie permettrait de faire émerger de véritables écosystèmes économiques régionaux, de valoriser les potentialités propres à chaque territoire, de réduire les disparités de développement entre les régions et de faire de l’entrepreneuriat un puissant levier de cohésion sociale et de croissance inclusive.
L’heure est venue d’ouvrir davantage les marchés publics et privés aux entrepreneurs nationaux, de soutenir les PME, d’encourager l’innovation et de faire de la transformation locale de nos richesses une priorité nationale.
J’invite également tous ceux qui exercent des responsabilités politiques à ne jamais perdre de vue leur vocation première : entreprendre, produire et créer de la richesse. Les fonctions politiques constituent un engagement au service de la Nation, mais elles ne doivent pas éloigner durablement de l’économie réelle, qui demeure le principal moteur du développement.
Je remercie le Président Alassane Ouattara pour cet appel porteur d’espérance.
Je formule le vœu que cette vision marque le début d’une nouvelle étape de notre développement économique, fondée sur l’entrepreneuriat, l’industrialisation, l’innovation et la création massive d’emplois pour la jeunesse ivoirienne.
Je reste convaincu qu’une initiative ambitieuse en faveur de la jeunesse et de l’entrepreneuriat ivoirien peut largement dépasser les clivages politiques( rhdp pdci .ppaci .fpi mgc.. ) et rassembler autour d’une priorité essentielle : offrir à chaque jeune les moyens de construire son avenir et de participer pleinement à la création de richesse nationale
Depuis Paris, où je prépare sereinement ma soutenance de doctorat en sciences de gestion, je souhaite apporter, à travers mes travaux de recherche, mes publications et mon expérience de terrain, une contribution concrète à la réflexion sur les politiques publiques de développement, l’entrepreneuriat, l’industrialisation et la performance des organisations au service de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
La prospérité d’une Nation se construit par le travail, l’investissement, l’innovation et l’audace de ses entrepreneurs. Faisons de la Côte d’Ivoire une grande puissance économique africaine où chaque région devient un pôle de création de richesses, d’emplois et d’opportunités.
MÉAMBLY Tié Evariste,
Doctorant en sciences de gestion (soutenance en préparation à Paris) Ancien Député de la Nation Ancien Président du Conseil régional du Guémon.
Auteur de trois (03) ouvrages:
Vaincre ou l’art de transformer l’adversité en engagement ; Partenariat public-privé et financement des infrastructures routières en milieu rural : le modèle DBFOM à l’épreuve de la décentralisation inachevée en Côte d’Ivoire ; Plan d’affaires pour la commercialisation d’un programme immobilier : cas des Résidences Méambly en Côte d’Ivoire (à paraître).