Débuté courant avril 2026 pour une durée de 6 mois seulement, les lenteurs dans la gestion du projet de formation de la deuxième chance en Côte d’Ivoire dénommé « 1jeune1emploi », suscitent des inquiétudes chez les quelques 4000 apprenants et leurs parents.
D’Abidjan à Man et passant par Guiglo, Daloa et Bouaké…, les apprenants attendent et leurs parents semblent pris par la démotivation. Car pour une durée totale de formation théorique et pratique de 6 mois, les cours théoriques de ce programme salvateur financé par la Banque Mondiale ont excédé les deux mois initialement prévus. C’est pourquoi dans certaines directions régionales, pour motiver les apprenants issus de divers horizons et couches sociales, les enseignements théoriques ont eu droit de cité, jusqu’au mois de juillet.
Et pire, les équipements sont donnés par la DAIP aux compte-gouttes. Car hormis les seules tenues (Blouses sans graphies comme pour le projet THIMO) reçues courant juillet 2026, point de chaussures de sécurité, point de casques, point de lunettes et point de bien d’autres commodités devant permettre aux apprenants de faire montre de leurs aptitudes en stage, chez les maîtres-artisans, dans des conditions idoines initialement prévues.
Malgré que les documents pédagogiques et les frais d’administration locales dudit projet ont relevé du ressort des directions régionales, sur fonds propres, la cérise sur le gâteau est et demeure, malheureusement aussi, les nombreuses paperasses signées par les apprenants, pour des mouvements financiés via les solutions mobiles money qui peinent encore à être effectifs.
« Les différentes lenteurs ci-dessus énumérées étant à l’origine des retards considérables observés dans la mise en stage des apprenants, qu’adviendra-t-il de la sécurité des apprenants, une fois le mois de septembre 2026, période de fin de cette formation terminée et les stages non-terminés? », se sont interrogés plusieurs apprenants et leurs parents qui attachent toujours du prix à cette opportunité d’insertion saine des jeunes en Côte d’Ivoire.
Ouncado PIERROT